Rachida Dati réactive sa guerre avec François Fillon et dénonce des "méthodes de voyous"

Publié à 10h48, le 09 juillet 2014 , Modifié à 10h54, le 09 juillet 2014

Rachida Dati réactive sa guerre avec François Fillon et dénonce des "méthodes de voyous"
Rachida Dati et François Fillon lors d'un meeting de NKM en mars 2014. © Maxppp

RÈGLEMENT DE COMPTE - Rachida Dati n'a pas *vraiment* aimé que le montant de ses factures de téléphone payé par l'UMP (10.000 euros par an) soit révélé ce 9 juillet par Le Canard enchaîné et y voit la patte des proches de François Fillon, son meilleur ennemi depuis les législatives de 2012. A l'époque, l'ancien Premier ministre quitte son territoire de la Sarthe pour se présenter à Paris, aux dépens de l'eurodéputée qui se bat pour la même investiture.

Résultat, Rachida Dati se lâche contre l'ancien Premier ministre ce mercredi, par une rafale de tweets dans lesquels elle l'accuse de "méthodes de voyous", estime qu'il a été "humilié pendant cinq ans par Nicolas Sarkozy" et lui demande de faire la transparence sur ses frais et le coût de ses collaborateurs. Voyez plutôt :

Autre attaque à l'égard de François Fillon, Rachida Dati demande, sans le nommer, qu'il "déclare les montants perçus par des conférences données notamment à l'étranger". Comme l'écrivait le Lab, l'ancien Premier ministre a par exemple donné une conférence au Nigeria le 30 juin :

Dans son édition du 9 juillet, Le Canard enchaîné écrit que les 10.000 euros de factures téléphoniques annuelles de Rachida Dati sont prises en compte par l'UMP ainsi que 9.000 euros de billets de train et 4.000 euros de billets d'avion pour l'année 2013. L'eurodéputée, qui considère donc que ces fuites viennent de l'entourage de François Fillon, a assuré "qu'aucun frais personnel" n'avait été pris en charge par le parti, et que la ligne de téléphone et les frais de transports mentionnés entrent dans ses frais de responsable de l'UMP :

Ce grand déballage a lieu alors que l'UMP vient de révéler l'ampleur de sa dette, dans le cadre d'un audit du parti réalisé après le départ de Jean-François Copé.

Du rab sur le Lab

PlusPlus