Ecoutes de Sarkozy : la majorité dénonce le complotisme et "l'opération d’enfumage" de l’UMP

Publié à 09h11, le 12 mars 2014 , Modifié à 09h21, le 12 mars 2014

Ecoutes de Sarkozy : la majorité dénonce le complotisme et "l'opération d’enfumage" de l’UMP
(Maxppp)

Jean-Marc Ayrault l’a reconnu : le gouvernement savait, depuis le 26 février, que Nicolas Sarkozy était mis sur écoutes dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour trafic d'influence visant l'ancien chef de l'Etat. Sauf Manuel Valls, qui assure l’avoir appris dans le Monde.

Une aubaine pour l’UMP, enferrée dans l’affaire Copé et les Sarkoleaks de Patrick Buisson, qui demande la démission de Christiane Taubira, la comparant à Jérôme Cahuzac.

Une opération de communication pour créer un contre-feu - "le théorème de Pasqua", écrit Jean-Jacques Urvoas sur son blog -, se défend la majorité et le gouvernement. Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, invité de la matinale de LCI/Radio Classique, ce mercredi 12 mars, dénonce "une opération d’enfumage". Et le répète – après un communiqué de presse du mardi 11 mars- non sans ironie :

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Pour mettre un peu d’apaisement, je voudrais féliciter l’UMP. Franchement, moi qui suis depuis longtemps un observateur de la vie politique, je pense que c’est une des plus belles opérations d’enfumage politique et médiatique qui ait été réussie depuis bien longtemps. Ça reste une opération d’enfumage.

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Et le ministre de poursuivre, assurant que la Garde des sceaux "n’a pas menti" :

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Qu’on en arrive à poser la question de savoir s’il est déterminant de savoir si, entre le 26 février et le 7 mars, si la ministre a été informée. Ça change quoi ? Elle n’a pas menti. Elle est au courant depuis le 26 février.

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Parallèlement, sur RTL, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, lui aussi informé dès le 26 février selon le Canard Enchaîné mais qui dément, pointe l’opération menée par l’UMP pour étouffer les affaires la concernant :

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Depuis dix jours, la vie politique vit au rythme de ce qu’on appelle l’affaire Copé, au rythme des enregistrements pratiqués par un conseiller venant de l’extrême droite proche d’un ancien président, au rythme du présumé financement d’une campagne électorale par la Libye … et on voudrait nous faire croire que c’est ce gouvernement qui est en faute !

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Du côté de la majorité parlementaire, on crie aussi au complotisme. Pour le président de l’Assemblée et premier ministrable, Claude Bartolone, interrogé par Europe 1, l’UMP essaye "de trouver une manière de faire croire qu’il y a un complot". "Il n’y a pas de complot", insiste-t-il tandis que Thierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l’Assemblée, trouve "la ficelle de la défense de la droite" un peu grosse.

Et ajoute :

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Ils entonnent le refrain du complot permanent. Que l’UMP balaie devant sa porte.

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Ce qui faisait dire au député PS Laurent Grandguillaume, ce bon mot, en référence à Arsène Lupin :

Du rab sur le Lab

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