En raison de l’affaire Bygmalion, l’UMP a suspendu Jérôme Lavrilleux et va étudier son exclusion

Publié à 08h34, le 24 septembre 2014 , Modifié à 14h58, le 24 septembre 2014

En raison de l’affaire Bygmalion, l’UMP a suspendu Jérôme Lavrilleux et va étudier son exclusion
Jérôme Lavrilleux.

"Faites gaffe, c’est une grenade dégoupillée." En juin, alors que l’UMP s'apprêtait, déjà, à exclure Jérôme Lavrilleux, Jean-François Copé avait lancé cette mise en garde. Trois mois plus tard, la commission des recours de l'UMP a confirmé la suspension du parti de l’eurodéputé en raison de son rôle dans l'affaire Bygmalion. Une commission spéciale va prochainement étudier son exclusion, a annoncé mardi 23 sseptembre à l'AFP une source UMP.

L’ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé à l'UMP et ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de 2012 de Nicolas Sarkozy, va "se faire notifier" cette décision "prise jeudi dernier à l'unanimité" des membres présents (7, dont deux copéistes, sur 9 au total) de la commission des recours. Jérôme Lavrilleux avait contesté auprès de cette commission sa suspension décidée avant l'été, jugeant que le bureau politique (BP) du parti avait outrepassé ses droits.

La décision de la commission des recours va également être transmise au secrétaire général par intérim de l'UMP, Luc Chatel, ainsi qu'au BP. C'est désormais une commission spéciale (composée de trois membres: Marc-Philippe Daubresse, Valérie Boyer et Thierry Solère) qui va instruire la procédure d'exclusion de Jérôme Lavrilleux et soumettre son rapport "dans un mois et demi à deux mois", selon cette source.

Si elle se prononce pour l'exclusion, ce qui est probable selon plusieurs sources UMP, cette commission spéciale pourra décider qu'elle est temporaire -le temps de la procédure judiciaire dans l'affaire Bygmalion- ou définitive. Une décision que Jérôme Lavrilleux pourra contester en justice.

Fin août, Jérôme Lavrilleux avait menacé de "parler" s'il était exclu de l'UMP.

Pour le moment je me tais. Mais si on m'exclut de ce parti auquel j'appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai.

"Si on m'exclut de l'UMP, ça se réglera devant les tribunaux. J'ai déjà pris plusieurs avocats", avait-il ajouté. Lui qui a reconnu des "dérapages" financiers lors de la campagne de 2012 l'a déjà dit :

Je ne serai pas le type qui paiera pour tous. Je suis un des rares à avoir eu le courage d'assumer certaines choses mais je ne serai pas le gentil mouton que l'on peut amener à l'abattoir sans rien dire.

Du rab sur le Lab

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