Jean-Christophe Cambadélis met en garde contre "le fantasme d’un Syriza français" et le risque d'un "21 avril aggravé"

Publié à 07h25, le 09 février 2015 , Modifié à 07h28, le 09 février 2015

Jean-Christophe Cambadélis met en garde contre "le fantasme d’un Syriza français" et le risque d'un "21 avril aggravé"
Jean-Christophe Cambadélis. © AFP.

La victoire de Syriza et d’Alexis Tsipras en Grèce ont donné des ailes à une partie de la gauche française. Mais le Parti socialiste, vainqueur de la législative partielle dans le Doubs, dimanche 8 février, ne l’entend pas de cette oreille lui.

Dans son communiqué de presse réagissant à l’élection du socialiste Frédéric Barbier, Jean-Christophe Cambadélis, le patron du PS, met en garde contre "le fantasme d’un Syriza français" qui "ne provoquerait rien d’autre que la bérézina de la gauche français". Il dit ainsi :

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Une autre urgence doit animer l'ensemble des forces de gauche: l'urgence à s'unir. Cette élection partielle dans le Doubs le dit crûment: entretenir le fantasme d'un "Syriza français", en voulant affaiblir le Parti socialiste, ne provoquerait rien d'autre que la bérézina de la gauche française.

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Il ajoute, appelant à l’union de la gauche en vue de 2017 et prévenant d’un risque de "21 avril aggravé" :

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Pour 2017, le danger demeure, non pas d'un 21 avril inversé mais d'un 21 avril aggravé, qui pourrait voir le Front National l'emporter.

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Après Nicolas Sarkozy, qui estime qu’une victoire du FN n’est plus "hypothétique", c’est donc au tour du Parti socialiste de craindre une victoire de Marine Le Pen en 2017. Une crainte justifiée, selon Solférino, par le faible écart entre le candidat PS et le candidat FN au deuxième tour de cette législative partielle et qui impliquerait nécessairement une union de la gauche. De toutes les gauches.

De son côté d’ailleurs, le Front national a crié victoire après sa courte défaite. Ainsi Sophie Montel, la candidate FN, a déclaré sitôt sa défaite actée

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Le grand vainqueur ce soir, c’est évidemment le Front national.

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