Jean-Luc Mélenchon compare (encore) l'affaire Kerviel à l'affaire Dreyfus

Publié à 07h12, le 19 mai 2014 , Modifié à 07h15, le 19 mai 2014

Jean-Luc Mélenchon compare (encore) l'affaire Kerviel à l'affaire Dreyfus
Jean-Luc Mélenchon accompagnant Jérôme Kerviel aux Prud'hommes en juillet 2013. © Reuters
Image Delphine Legouté


L'engagement du Parti de gauche et de Jean-Luc Mélenchon aux côtés de Jérôme Kerviel date de juin 2013. Avec l'interpellation le 18 mai au soir de l'ancien trader de la Société générale, leur mobilisation se poursuit, le co-président du Parti de gauche n'hésitant pas à comparer son affaire avec celle d'Alfred Dreyfus au 19e siècle. Une habitude chez lui.

Invité de BFMTV dimanche, Jean-Luc Mélenchon a ainsi fait ce parallèle, repéré par Le Scan :

On le soutient car on pense qu’il est innocent, et nous autres à gauche sommes comme ça depuis l’affaire Dreyfus. Dreyfus n’est pas des nôtres et on l’a soutenu. Kerviel est innocent, donc on le soutient.

L’affaire Dreyfus était une affaire d’antisémitisme, là c’est tout autre chose. A l’époque c’était l’armée et certains milieux qui tenaient le haut du pavé à n’importe quel prix, là ce sont les banques. La banque prétend que cet homme lui a fait perdre 5 milliards, elle a toujours refusé toute expertise indépendante qui permette d’attester de cette perte. Sur la base de cette perte elle a reçu 1.7 milliards de dédommagement. Nous pensons qu’il a été transformé en coupable pour favoriser une manœuvre.

Le 20 juin 2013, l'ex-candidat à la présidentielle avait publié sur son blog un premier billet expliquant son engagement aux côtés de Jérôme Kerviel, détaillant là-encore pourquoi, à ses yeux, l'ancien trader était innocent. Il établissait alors la même analogie :

Pour le militant politique que je suis, défendre un trader dans un conflit avec sa banque est aussi décalé que l’était la défense d’un capitaine monarchiste au début du siècle précédent contre l’institution militaire unanime.

Le 17 mai, Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche et proche de Jean-Luc Mélenchon, a appelé ses followers à contacter par téléphone l'Elysée pour interpeller François Hollande sur l'affaire Kerviel.

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