Jean-Luc Mélenchon défend cet "espace de liberté" qu'est selon lui Closer

Publié à 19h33, le 18 décembre 2014 , Modifié à 19h52, le 18 décembre 2014

Jean-Luc Mélenchon défend cet "espace de liberté" qu'est selon lui Closer
Jean-Luc Mélenchon © PHOTOPQR/LE PROGRES/Richard Mouillaud
Image Sylvain Chazot


Une semaine après Florian Philippot, c'est au tour d'un autre politique de faire la une de Closer. À la différence que Jean-Luc Mélenchon est, lui, parfaitement consentant. L'ancien co-président du Parti de gauche donne une interview au magazine people, à paraître vendredi 19 décembre. De quoi étonner dans la sphère politico-médiatique.

Jean-Luc Mélenchon le sait. Lui qui aime critiquer la presse et les journalistes (remember) se délecte déjà des réactions à venir. Il dit :

Ils [les médias classiques] sont souvent le lieu d'un 'entre soi' cruel et vaniteux. Je suis un rebelle. Je ne suis pas une sorte de Manuel Valls en plus âgé. Face à ce robot qui construit un mur de phrases toutes faites dans les médias officiels, je dois tout le temps trouver des failles dans le mur par lesquelles passer le message. À cet instant, vous êtes pour moi un espace de liberté. Les gens vont le capter tout de suite.

Un "entre soi" dans lequel traîne parfois Jean-Luc Mélenchon himself. En avril dernier, il s'était par exemple rendu au pot de départ de Sylvie Maligorne, la chef du service politique de l'AFP. Une soirée où il avait rencontré… François Hollande.

Mais peut-être plus que "l'espace de liberté" c'est sans doute le nombre de lecteurs de Closer qui plaît à Jean-Luc Mélenchon. Il ajoute :

Moi, ce qui m'intéresse ici, c'est le grand nombre, qui a des goûts simples, qui ne se prend pas trop au sérieux. Les prétentieux, les arrogants vont nous faire le coup du dégoût... Ils ne s'occuperont pas de ce que j'ai pu dire, mais du lieu où je l'ai dit.

L'ancien candidat à la présidentielle n'en est cependant pas au point où il défend la violation de la vie privée des stars – même s'il reconnait, comme Gilbert Collard vendredi 12 décembre, qu'il s'est bien "marré" après la une de Closer sur François Hollande et Julie Gayet.

"L'affaire Julie Gayet-François Hollande m'a fait rigoler comme tout le monde. Après, on se dit quand même 'ouille, ouille, ça va très loin, cette histoire...'. Mais je suis prudent. Autrefois, je pensais que vous étiez juste des inquisiteurs déplaisants. Et puis, un jour, un copain photographe m'a dit: 'Parfois, ce sont certaines célébrités qui nous disent de venir. Ce ne sont pas des photos volées, mais voulues...'", dit-il. 

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