Jean-Marie Le Pen compare la tradition politique de sa famille à celle des de Gaulle et des Dassault

Publié à 10h14, le 17 mars 2015 , Modifié à 10h23, le 17 mars 2015

Jean-Marie Le Pen compare la tradition politique de sa famille à celle des de Gaulle et des Dassault
Jean-Marie Le Pen © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

HISTOIRE DE FAMILLES - Il est le patriarche d'une famille qui incarne, presque à elle seule, un parti tout entier. Et Jean-Marie Le Pen y voit une sorte de tradition française. Les Le Pen, père, fille et petite-fille (mais aussi le gendre, Louis Aliot), sont indissociables du Front national, parti fondé par le dénommé Jean-Marie voilà plus de quarante ans. Un héritage familial parfois critiqué par le reste de la classe politique, mais revendiqué par les principaux intéressés. 

C'est ce qu'a fait le président d'honneur du parti d'extrême droite, invité de France Inter mardi 17 mars. Et pour cela, l'eurodéputé convoque à la fois le passé et le présent :

 

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La famille Le Pen n'est pas très différente d'une série de familles françaises, les de Gaulle, les Dassault et beaucoup d'autres, dont les enfants ont été députés, ministres, etc. Je dois vous dire qu'il y a une raison à cela : c'est que le Front national, ayant toujours été dans l'opposition, et ayant beaucoup plus de coups de pied aux fesses à recevoir que de décorations et de prébendes, eh bien il est évident qu'on trouvait beaucoup plus de gens proches les uns des autres.

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Voilà en tous cas deux références pas forcément attendues de la part du vieux lion frontiste. Ce dernier n'est en effet pas un grand admirateur du Général (même s'il est capable de dépasser son ressentiment à son égard pour offrir à Florian Philippot l'intégrale de ses discours en vinyle), figure loin d'être consensuelle dans les rangs du FN. Les Dassault pour leur part ont également compté des gaullistes dans leurs rangs (le grand-père Marcel, sénateur puis député) et sont aujourd'hui étiquetés UMP (le père Serge, sénateur et le petit-fils Olivier, député), ce qui pourrait d'ordinaire leur valoir d'être englobés dans la critique classique du parti à l'encontre de "l'UMPS".

Mais fi de querelles politiciennes, il s'agit là de dévouement pour la France. Jean-Marie Le Pen rapporte également une anecdote pour démontrer ce sens de l'engagement politique :

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C'est la réflexion que j'avais faite à Marion [Maréchal - Le Pen, ndlr] qui me refusait d'être candidate à Carpentras. Je lui avais dit : 'Marion, comment veux-tu que nous demandions aux jeunes d'être candidats si ceux de notre propre famille refusent de courir le risque ?'. Elle avait dit : 'Oui, c'est une bonne raison' et c'est ce qui fait qu'elle a accepté.

 

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Cette référence à des familles historiquement marquées par l'engagement de plusieurs de leurs membres, Marine Le Pen la développe également. Interrogée sur le fameux "Front familial", début décembre 2014, la présidente du FN avait alors défendu "une famille qui donne beaucoup à la France, qui a beaucoup sacrifié à la France, sa tranquillité, ses hobbies, sa vie de famille". Et de citer, elle aussi, un illustre exemple :

 

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Il est quand même étonnant que ce que vous appelez une dynastie fait l'admiration de certains quand ça se déroule aux États-Unis ou dans d'autres mouvements politiques. Mais quand il s'agit du Front national, c'est obligatoirement source de critiques. Les Kennedy, ça ne dérange personne ! Je remarque que souvent des reportages sur les Kennedy montrent une sorte de fascination pour cette famille dont quasiment l'intégralité des membres ont fait de la politique. Et nous, nous n'aurions pas le droit ?

 

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Mais il n'y a pas que les Le Pen au FN. Il y a aussi, par exemple, la famille Cardaire, dont six des membres se présentent aux départementales des 22 et 29 mars.

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