La primaire UMP selon Nicolas Sarkozy : "ça se jouera entre moi et moi"

Publié à 11h12, le 19 janvier 2015 , Modifié à 11h17, le 19 janvier 2015

La primaire UMP selon Nicolas Sarkozy : "ça se jouera entre moi et moi"
Nicolas Sarkozy © Montage via MARTIN BUREAU / POOL / AFP
Image Sylvain Chazot


LA CONFIANCE - Longtemps, Nicolas Sarkozy a semblé opposé à l'idée d'une primaire à l'UMP en vue de la prochaine élection présidentielle. Et puis non. L'ex-président a assuré qu'il y aurait bien une élection interne en 2016 pour désigner celui qui portera les couleurs de la droite lors de la prochaine course à l'Élysée. En gage de bonne foi, le président de l'UMP a même chargé un porche de Bruno Le Maire, Thierry Solère, d'organiser ce scrutin interne. 

S'il accepte finalement l'idée d'une primaire, c'est que Nicolas Sarkozy est assez confiant. Voici ce qu'il disait à l'un de ses interlocuteurs début décembre, cité par l'Opinion dimanche 18 janvier :

La primaire se jouera entre moi et moi. Est-ce que je serai suffisamment rassembleur ? Si c’est le cas, alors je réussirai.

Rassembleur. Rassembler. Rassemblement. Le champ lexical de Nicolas Sarkozy depuis sa prise de pouvoir rue de Vaugirard est un peu répétitif. Il témoigne de la stratégie adoptée par l'ancien chef de l'État et résumée par le directeur général de l’UMP, le 16 janvier, devant son personnel : il peut y avoir des préférences pour untel ou untel au sein du parti, mais il ne peut y avoir de clan, rapporte l'Opinion.

Tout cela conforte Nicolas Sarkozy dans la position qui était la sienne dès novembre. Alors simple candidat à la succession de Jean-François Copé, il avait fait part de sa confiance dans des propos rapportés par le Canard Enchaîné. "Maintenant les choses sont simples. Si je gagne la primaire, je serais face à Marine Le Pen au second tour, je serais donc élu. La présidentielle, elle est déjà gagnée", avait-il assuré.

[BONUS TRACK] L'incruste

Vous vous souvenez de ce moment où Nicolas Sarkozy n'a pas voulu partir du perron de l'Élysée ? C'était le dimanche 11 janvier : Invité, comme des nombreux chefs d'État et d'autres politiques, l'ancien président est revenu au palais présidentiel. Et là, l'ex-président a tout fait pour rester aux côtés de François Hollande pour accueillir François Fillon, Alain Juppé, Édouard Balladur et Jean-Pierre Raffarin.

D'où ce commentaire de Nicolas Sarkozy à l'un de ses proches, lundi 12 janvier, rapporté par l'Opinion :

Tu as vu, ils sont bien contenus nos amis.

Car cette volonté de Nicolas Sarkozy a donné lieu a une photo "historique" des quatre anciens Premiers ministres de droite, de l'ancien président et de l'actuel. Elle a aussi permis à l'ancien président d'éviter que les autres, et surtout pas les deux candidats déclarés à la primaire de l'UMP pour 2017, à savoir Alain Juppé et François Fillon, n'aient droit à leur "moment" avec François Hollande.

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