Nicolas Sarkozy considère François Hollande comme son seul interlocuteur : "Je ne connais pas Monsieur Cambadélis"

Publié à 12h50, le 14 janvier 2015 , Modifié à 17h07, le 14 janvier 2015

Nicolas Sarkozy considère François Hollande comme son seul interlocuteur : "Je ne connais pas Monsieur Cambadélis"
Nicolas Sarkozy. © AFP
Image Sébastien Tronche


ETRE A LA HAUTEUR - Il ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes. Et en l’occurrence, le président de l’UMP, ancien chef de l’Etat, et le patron du PS. C’est pourquoi Nicolas Sarkozy refuse, depuis qu’il a été élu une nouvelle fois président de l’UMP, de débattre et discuter d’égal à égal avec Jean-Christophe Cambadélis, le boss de la rue de Solférino.

Un rapport de force que continue d’entretenir l’ancien président. Comme le raconte L’Obs dans son numéro spécial du 14 janvier, Nicolas Sarkozy a refusé de prendre au téléphone son homologue du PS.

Ainsi apprend-on que lorsque le Premier ministre Manuel Valls appelle au siège de l’UMP pour parler au patron des lieux, le mercredi 7 janvier, jour de l’attentat à Charlie Hebdo, pour organiser la Marche républicaine du dimanche, il lance à Nicolas Sarkozy :

Alors, tu refuses de prendre Cambadélis au téléphone ?

Nicolas Sarkozy rétorque aussitôt, ironique et estimant que son seul interlocuteur ne peut être que François Hollandehimself :

Je ne connais pas Monsieur Cambadélis. Si Hollande veut prendre de la hauteur, il n’a qu’à m’appeler.

"Pendant plusieurs heures", écrit l’hebdomadaire, le numéro un du PS a tenté de joindre Nicolas Sarkozy. Qui s’est obstiné à ne pas répondre et, "ulcéré par cette grosse ficelle, n’a pas daigné décrocher et a renvoyé vers ses collaborateurs", poursuit L’Obs.

Depuis son retour dans l’arène, Nicolas Sarkozy fait tout pour ne pas s’afficher au même niveau que Jean-Christophe Cambadélis. Ce dernier lui avait proposé, dès son élection comme président de l’UMP, un débat entre présidents de partis, allant jusqu’à insister en lui écrivant une lettre.

Nicolas Sarkozy avait répliqué via son bras droit Brice Hortefeux. L’ancien ministre de l’Intérieur avait justifié la non-réponse de l’ancien Président en estimant que Jean-Christophe Cambadélis n’était pas au niveau pour débattre avec Nicolas Sarkozy.

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