Pour Florian Philippot, le FN en tête aux européennes sera un "étonnement planétaire", comme la prise de la Bastille

Publié à 09h28, le 21 mai 2014 , Modifié à 09h31, le 21 mai 2014

Pour Florian Philippot, le FN en tête aux européennes sera un "étonnement planétaire", comme la prise de la Bastille
Florian Philippot © MaxPPP

SANS CULOTTE – À en croire les différents sondages, le Front national pourrait bien arriver en tête des élections européennes, dimanche 25 mai. Un résultat qui, de l’aveu même de Jean-Christophe Cambadélis, provoquerait un "étonnement planétaire".

Voilà de quoi conforter Florian Philippot, tête de liste FN dans le Grand-Est et vice-président du parti de Marine Le Pen. Invité de RFI mercredi 21 mai, il a assimilé cet hypothétique "étonnement planétaire" à un autre, beaucoup plus ancien : la révolution française de 1789 :

C’est le rôle de la France de créer l’étonnement planétaire. Je crois que la prise de la Bastille avait créé un étonnement planétaire, plutôt dans le bon sens.

Et le frontiste de présenter son camp comme le défenseur de la France face à l’UMPS et à François Hollande. D’ailleurs, le but de ce dernier serait de voir la droite arriver en tête du scrutin pour "aller à Bruxelles voir ses maîtres de la Commission ou à Berlin voir madame Merkel pour leur expliquer que rien ne changera en France".

Florian Philippot ajoute : 

Il faudrait laisser les euro-gagas entre eux, continuer leur œuvre ? Eh bien non. Les peuples se sont réveillés, ils se sont levés. Les patriotes vont entrer massivement au Parlement européen. 

Dimanche 18 mai, sur France 5, Jean-Christophe Cambadélis a estimé que, si le FN arrive en tête des élections européennes, "la France sera confrontée à un étonnement planétaire". "À partir du moment où l’on voit le Front national en tête, les investisseurs, les hommes et les femmes qui, à l’échelle mondiale, font de la France leur référence, les dispositifs économiques, tout le monde s’inquiète en se disant 'qu’est-ce qui se passe dans ce pays' ?", s’est demandé le premier secrétaire du Parti socialiste.

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