Pour "battre Marine Le Pen", Bernard Kouchner ne voit pas d'autre issue qu'une alliance... "UMP/PS"

Publié à 16h01, le 11 décembre 2014 , Modifié à 16h10, le 11 décembre 2014

Pour "battre Marine Le Pen", Bernard Kouchner ne voit pas d'autre issue qu'une alliance... "UMP/PS"
Bernard Kouchner © Reuters
Image Etienne Baldit


GENIUS - La classe politique tout entière cherche à répondre à cette question : comment endiguer la montée en puissance du Front national ? Une partie de cette même classe politique doit par ailleurs répondre aux attaques du FN sur son thème de prédilection : "l'UMPS". Bernard Kouchner, lui, pense détenir une partie de la réponse : pour "battre Marine Le Pen", il préconise... une "alliance UMP/PS".

Le multiple ministre, sous des gouvernements de droite comme de gauche, estime même que cette union est inévitable. Dans des propos rapportés par le journaliste Guillaume Durand dans L'Opinion mercredi 10 décembre, le "french doctor" présente sa théorie qui, volontairement ou non, va totalement dans le sens de l'argument majeur du Front national :

De toute façon on est condamné à faire une alliance UMP/PS si on veut réformer le pays et si on veut battre Marine Le Pen. On a besoin de ça, mais il y a d'énormes résistances dans les partis.

D'autres responsables politiques, comme François Bayrou, préconisent quant à eux la formation d'un "gouvernement d'union nationale", sans pour autant formaliser le rapprochement "UMP/PS" évoqué par Bernard Kouchner. 

Ce dernier embraye sur Nicolas Sarkozy, qui "fait semblant d'être nouveau" et "ne sera jamais réélu", selon lui :

Il n'a peut-être plus la même grâce, lui qui a pourtant pratiqué l'ouverture.

Le co-fondateur de Médecins sans frontières en sait quelque chose, lui qui fut ministre des Affaires étrangères et européennes des gouvernements Fillon, après avoir occupé des postes ministériels dans ceux des socialistes Lionel Jospin et Pierre Bérégovoy.

Il l'affirme cependant, toujours selon L'Opinion : "Je n'ai jamais voté à droite. Sauf pour une liste Barnier aux européennes." C'était en 2009 et il était ministre de Nicolas Sarkozy.

Du rab sur le Lab

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