Pour contrer le FN, Rama Yade souhaite "une révolution démocratique" et se dit "obligée" de se rallier à l'idée d'une 6e République

Publié à 11h25, le 30 octobre 2014 , Modifié à 11h25, le 30 octobre 2014

Pour contrer le FN, Rama Yade souhaite "une révolution démocratique" et se dit "obligée" de se rallier à l'idée d'une 6e République
Rama Yade. © Reuters.
Image Sébastien Tronche


RÉVOLUTION (DÉMOCRATIQUE) - C’est une idée qui avance dans l’opinion et dans la classe politique. A gauche surtout. Des frondeurs du PS – Arnaud Montebourg a été le premier sur ce créneau - aux écolos en passant par Jean-Luc Mélenchon qui a lancé son mouvement pour une nouvelle constitution, une partie de la gauche française milite de plus en plus ostensiblement pour une sixième République. Et ce, même s’ils ne mettent pas tous les mêmes contenus dedans.

A droite et au centre, l’idée est accueillie avec plus de retenue et de scepticisme. UMP et UDI sont attachés à la 5e République. Sauf Rama Yade. Invitée de la matinale de LCI/Radio Classique, ce jeudi 30 octobre, la vice-présidente du Parti radical pense qu’une 6e République serait à même de réconcilier les Français avec les politiques :

Je pense que le véritable enjeu sera de réconcilier les Français avec le monde politique. Les partis politiques sont discrédités, 90% des Français les rejettent. Vous ne vous rendez pas compte du niveau de discrédit de la classe politique dans l’opinion.

Elle poursuit :

Ce que je souhaiterais, c’est une révolution démocratique, qu’on change notre fonctionnement institutionnel. Il faudrait qu’on passe à la 6e République, je suis bien obligée de me rallier à cette idée-là.

Celle qui briguait la présidence du Parti radical contre Laurent Hénart pour succéder à Jean-Louis Borloo estime par ailleurs qu’un changement de constitution serait un rempart face à l’extrême droite et à Marine Le Pen.

Aussi, déplorant que les principaux candidats déclarés à la présidentielle de 2017 ne soient pas sur cette longueur d’onde, elle remarque :

C’est dommage. Ça veut dire que l’abstention sera élevée, ça veut donc dire que Marine Le Pen jouera un rôle d’arbitre, ça veut donc dire que c’est elle qui incarnera le renouveau de la vie politique et ce n’est pas possible pour les Républicains que nous sommes.

Qui de Jean-Christophe Lagarde ou Hervé Morin, candidats à la présidence de l’UDI, reprendra l’idée à son compte ?

Du rab sur le Lab

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