Pour justifier l'annulation de la dette grecque, Jean-Luc Mélenchon rappelle le coût de l'Occupation nazie

Publié à 09h33, le 26 janvier 2015 , Modifié à 10h05, le 26 janvier 2015

Pour justifier l'annulation de la dette grecque, Jean-Luc Mélenchon rappelle le coût de l'Occupation nazie
Jean-Luc Mélenchon sur France 2 © Captures d'écran France 2

LENDEMAIN DE FÊTE – Jean-Luc Mélenchon est heureux et cela se voit. La victoire du parti Syriza, dimanche 25 janvier, est pour l'ancien co-président du parti de gauche un signal, la promesse d'un changement en Europe. Du coup, Jean-Luc Mélenchon court les plateaux télés et radios pour l'expliquer, et promouvoir l'une des demandes du nouveau parti au pouvoir en Grèce : l'annulation de la dette du pays.

Sur France 2 ce lundi 26 janvier, l'ancien candidat à la présidentielle a répété qu'il fallait annuler cette dette grecque. Il l'a fait en rappelant que Berlin – farouchement opposée par la voix d'Angela Merkel à l'annulation de la dette grecque – doit aussi de l'argent à Athènes. Et pas qu'un peu : 168 milliard d'euros. Jean-Luc Mélenchon explique :

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Les Allemands ont occupé la Grèce et lui ont fait payer les frais d'occupation et jamais cette dette n'a été annulée. Alors si vous voulez que les Grecs payent leur dette, les Allemands doivent payer la leur.

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Et l'ancien coprésident du Parti de gauche de répondre – déjà – à ceux qui invoqueraient le poids des années, soulignant que l'on a fait rembourser des prêts beaucoup plus anciens à d'autres pays. "On a fait payer à monsieur Poutine un dette qui datait du XIXe siècle", souligne Jean-Luc Mélenchon avant de reparler du cas allemand. Il ajoute :

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Je vais vous dire une chose : les Grecs n'ont envahi personne, ils n'ont tué personne, ils n'ont occupé aucun autre pays. Alors on ne va pas les traiter plus durement que des peuples qui ont fait tout ça.

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Voilà pourquoi Angela Merkel doit, selon Jean-Luc Mélenchon, accepter d'effacer la dette grecque. D'autant que dans l'esprit de l'ancien candidat à l'élection présidentielle, il est plus facile d'étaler une dette que de subir le choc d'un défaut de paiement. "Madame Merkel doit comprendre la réalité parce que si elle ne la comprend pas il lui en cuira", juge donc Jean-Luc Mélenchon.

La question de la dette allemande vis-à-vis de la Grèce n'est pas neuve. Elle n'est même pas l'apanage de Jean-Luc Mélenchon. Comme lui, d'autres politiques évoquent cette dette de guerre de Berlin envers Athènes. "Les Allemands, qui rechignent à financer un second plan de sauvetage pour la Grèce, devraient se souvenir de tout ce qu'ils ont pillé dans ce pays pendant la Seconde Guerre mondiale", estimait ainsi en 2012 Daniel Cohn-Bendit.

[BONUS TRACK] Aidez-moi

Ce n'est pas parce que Syriza vient de remporter les élections législatives que Jean-Luc Mélenchon enjolive la situation de la gauche en France. Alors que les élections départementales approchent, l'ancien coprésident du Parti de gauche évoque son camp. Il rappelle les alliances conclues avec les écolos.

Pas encore suffisant pour renverser la table. Il dit :

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Nous sommes à la peine, je ne vais pas le cacher. Eh bien que les gens m'aident, bon sang ! C'est le meilleur moyen d'avancer. 

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