Ségolène Royal va plus loin que François Hollande et estime que 2015 doit être "l'année d'inversion de la courbe du chômage"

Publié à 13h18, le 05 janvier 2015 , Modifié à 13h22, le 05 janvier 2015

Ségolène Royal va plus loin que François Hollande et estime que 2015 doit être "l'année d'inversion de la courbe du chômage"
Ségolène Royal © PHILIPPE MERLE / AFP

SO 2013 – L'inversion de la courbe du chômage, vous vous rappelez ? C'était le mantra du gouvernement il n'y a pas si longtemps. Mais oubliées ces prédictions de 2013. Peu après sa prise de fonction comme ministre du Travail, François Rebsamen avait même expliqué ne plus vouloir entendre parler ni de courbe, ni de promesses d'inversion.

Patatras ce lundi 5 janvier. Voilà que, dans la cour de l'Élysée, en sortie du premier conseil des ministres de l'année, Ségolène Royal a reparlé d'inversion de la courbe du chômage. Interrogée par les journalistes, la ministre de l'Écologie a déclaré :

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On fait tout pour ça. Il faut absolument que ce soit l'année de l'inversion de la courbe du chômage. On fait tout pour cela, il faut que tout le monde fasse tout pour cela.

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Ségolène Royal va donc plus loin que François Hollande qui, ce lundi 5 janvier sur France Inter, a pris bien soin de ne pas utiliser cette expression. Questionné sur le sujet, il a répondu :

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Cette question, j'avais un moment pensé pouvoir y répondre, vous vous en souvenez, en disant qu'à la fin 2013, si la reprise était là, nous pourrions y parvenir. La réponse a été fournie : tant que la croissance reste inférieure à 1%, compte tenu de ce qui est la progression de la population active […] nous avons moins de départs à la retraite que de jeunes qui arrivent sur le marché du travail.  

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C'est donc un président prudent qui s'est exprimé à la radio, arguant qu'il allait mettre tout en œuvre pour avoir plus de croissance en France. "Si nous avons plus de croissance, nous aurons moins de chômage", a-t-il avancé. Mais point d'inversion annoncée cette fois-ci.

François Hollande n'est pas le seul à repousser le plus loin possible cette expression. "Moi, je ne fais pas de prévision sur l’inversion de la courbe du chômage", avait ainsi commenté François Rebsamen sur Canal+ en avril 2014.

Même tonalité du côté de Jean-Christophe Cambadélis qui, en mai, critiquait carrément l'expression en elle-même. "Je voudrais la faire disparaître cette formule ! C’est une formule qui fait technocratique. Moi je veux baisser le nombre de chômeurs, ce n’est pas la même chose", avait-il tonné sur iTÉLÉ.

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