"Si d'ici trois à six mois, la situation ne s'est pas inversée, ce sera foutu": Manuel Valls s'inquiète de son sort personnel

Publié à 11h37, le 15 septembre 2014 , Modifié à 16h32, le 15 septembre 2014

"Si d'ici trois à six mois, la situation ne s'est pas inversée, ce sera foutu": Manuel Valls s'inquiète de son sort personnel
Manuel Valls le 31 août 2014 / Reuters Pictures
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Cyril Morin pour

QUITTE OU DOUBLE - Manuel Valls joue-t-il déjà son sort de Premier ministre? C'est ce qu'il laisserait entendre à ses proches selon le Monde (abonné) du 15 septembre. Alors que le vote de confiance, prévu le 16 septembre, s'annonce plus serré que le précédent, l'ancien maire d'Evry a rappelé une dernière fois à l'ordre les députes frondeurs le 14 septembre. Mais, s'il tente de montrer son autorité en déclarant notamment "L'État, c'est moi", le Premier ministre serait plutôt inquiet selon le quotidien:

Si d'ici trois à six mois, la situation ne s'est pas inversée, ce sera foutu.

Selon l'article, Manuel Valls se préparerait déjà à un éventuel départ du gouvernement, citant un "haut dirigeant socialiste" : "Il sait qu'il ne va pas rester à Matignon jusqu'en 2017, il prépare déjà l'après, mais il ne sait pas comment ni quand partir". Face aux journalistes, le Premier ministre dément et affirme son total soutien à François Hollande:

Ma nomination à Matignon n'est pas une alternance, je me situe dans le même cadre qu'au moment des primaires en 2011 : je soutiens François Hollande et veux tout faire pour l'aider à redresser le pays. 

Le Premier ministre confie également au journal sa volonté de ne pas recourir à l'article 49.3 de la Constitution pour le vote de confiance, lui permettant d'éviter un vote des parlementaires, en fait "le pari de l'intelligence collective". 

[EDIT 16h30]: Le Premier ministre a démenti les propos rapportés par le Monde dans une réunion de groupe à l'Assemblée Nationale.

Mais vous vous rendez compte que des propos ainsi sont rapportés et considérés comme sérieux? [...] Je suis là pour tenir, dans un dialogue permanent avec la majorité et le Parlement, pour tenir parce que le pays a besoin que l'exécutif tienne, assume ses responsabilités, assume l'autorité. Vous pensez un seul moment que je pourrais quitter les fonctions qui sont les miennes? Non, au contraire, il faut sortir de cette ambiance délétère, entretenue par des rumeurs, des titres de presse qui sont totalement infondés.

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