Sous la houlette de Jean-Pierre Decool, élus de droite et de gauche cosignent une proposition de loi pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Publié à 11h38, le 30 juillet 2014 , Modifié à 11h38, le 30 juillet 2014

Sous la houlette de Jean-Pierre Decool, élus de droite et de gauche cosignent une proposition de loi pour lutter contre le gaspillage alimentaire
© Maxppp.

C’est une proposition de loi transpartisane – fait rare – cosignée par 63 parlementaires de droite et de gauche sous la houlette du député apparenté UMP Jean-Pierre Decool. Le but ? Lutter contre le gaspillage alimentaire et forcer les grandes surfaces à "proposer leurs invendus alimentaires à des associations caritatives".

Derrière l’iconoclaste député Jean-Pierre Decool, qui revendique une totale liberté d’action, on trouve parmi les cosignataires de cette proposition de loi, déposée à l’Assemblée nationale, des élus communistes – André Chassaigne, Jean-Jacques Candelier ou Marc Dolez –, des élus socialistes – Colette Capdevielle, Hervé Féron, David Habib ou Pascal Terrasse –, centristes – Yannick Favennec, Michel Zumkeller – et de nombreux députés UMP comme Valérie Boyer, Marc-Philippe Daubresse, Daniel Fasquelle, Hervé Gaymard ou encore Jean-Frédéric Poisson ou Lionel Tardy.

Seuls les écologistes n’ont pas répondu à l’appel de Jean-Pierre Decool. "C’est ma grande satisfaction d’avoir réuni ces parlementaires", se félicite néanmoins le député, contacté par le Lab, qui estime qu’un "parlementaire doit pouvoir s’exprimer librement". Et notamment sur les sujets sociétaux. "J’ai eu un très bon contact avec les élus du Front de gauche", ajoute-t-il encore, pas peu fier de révéler qu'ils auraient pu reprendre sa proposition de loi à leur compte.

Quant au fond de sa proposition de loi, elle est inspirée par ce qui se pratique déjà en Wallonie où le Parlement wallon a adopté "récemment un décret visant à lutter contre le gaspillage alimentaire", ce "fléau de notre société de consommation". "La genèse est simple, explique au Lab Jean-Pierre Decool. On constate un important gaspillage alimentaire involontaire. Cette proposition vise à obliger cette collecte qui permettra de contribuer aux associations et de montrer une attention à l’endroit de personnes fragilisées".

Dans l’exposé des motifs de leur texte, ces parlementaires de tous bords veulent modifier la législation afin "d’élaborer de véritables mesures coercitives". Sont visés particulièrement les grandes enseignes de la grande distribution. Ainsi écrivent-ils :

"

Dans ces conditions, il convient de modifier la législation en vigueur et de prévoir une loi obligeant les grandes surfaces de plus de 1000m2 à céder leurs invendus alimentaires encore consommables à des associations caritatives afin de combattre cette gabegie alimentaire.

"

Ne reste plus qu’à réussir à l’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée. Pas une mince affaire. Compte-t-il sur la niche parlementaire UMP pour cela ? "J’ose y croire", réplique-t-il.

Du rab sur le Lab

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