Xavier Bertrand : "on sait trouver des solutions sans Nicolas Sarkozy"

Publié à 08h14, le 11 juin 2014 , Modifié à 08h16, le 11 juin 2014

Xavier Bertrand : "on sait trouver des solutions sans Nicolas Sarkozy"
© Maxppp.

NON GRATA – Le retour de Nicolas Sarkozy se complique. Certains parmi les plus sarkozystes de l’UMP ont quitté le bureau national entérinant le triumvirat avant le vote final. Un aveu ? Toujours est-il que les ténors de l’UMP ne semblent pas prêts à ouvrir un boulevard pour le retour de Nicolas Sarkozy.

Ainsi, Xavier Bertrand, candidat déclaré à la primaire de 2016 pour la présidentielle de 2017 et en guerre froide publique avec l’ancien président, a enterré Nicolas Sarkozy ce mercredi 11 juin, invité sur RTL :

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Hier, clairement, l’UMP n’a pas eu besoin de Nicolas Sarkozy pour trouver une solution. On sait trouver des solutions sans Nicolas Sarkozy.

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Et de développer, sur le ton, longtemps nié à l’UMP, de l’inventaire du quinquennat Sarkozy et de sa campagne droitière de 2012 :

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J’ai le sentiment qu’il nous faut aller au bout des causes de l’échec en 2012. Il faut ouvrir un nouvelle page de l’UMP. Et on ne peut pas dire aujourd’hui que l’on va recommencer comme hier.

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Autrement dit, l’UMP n’a pas besoin de Nicolas Sarkozy comme homme providentiel pour sortir de la crise et rebondir. Et plus encore, l’ancien ministre du Travail répète à l’envi que les personnalités dont les noms sont cités dans l’affaire Bygmalion doivent se tenir à l’écart du parti. Nicolas Sarkozy compris.

Ce que Xavier Bertrand a encore répété sur RTL, sans citer directement l’ancien patron de la droite : 

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Je le dis et je le répète, toutes celles et ceux qui sont concernés par ce scandale sans pareil, ce scandale Bygmalion, doivent se tenir à l’écart de l’UMP dans l’intérêt du parti.

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In fine, "l’enjeu" pour l’UMP, dixit Xavier Bertrand, "c’est s’unir ou mourir". Et si pour l’union, il faut enterrer l’ex-président au passage, il ne se privera pas. Un Nicolas Sarkozy qui a qualifié Xavier Bertrand, selon Le Parisien du 10 juin, de "médiocre".

Réponse de l’intéressé, à peine surpris par la teneur des propos attribués à Nicolas Sarkozy :

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Il n’a pas toujours dit ça. Je ne sais pas s’il a dit cette phrase. Mais cette phrase, il est tout à fait capable de l’avoir prononcée.

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Et de poursuivre ironiquement :

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Si cette phrase a été prononcée, c’est du mépris à mon égard. Moi, j’ai toujours du respect pour l’ancien président.

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Du rab sur le Lab

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