Ces nouveaux députés LR qui assument de troller les Questions au gouvernement

Publié à 07h47, le 11 octobre 2017 , Modifié à 07h47, le 11 octobre 2017

Ces nouveaux députés LR qui assument de troller les Questions au gouvernement
L'hémicycle de l'Assemblée nationale. © AFP
Image Amandine Réaux


PASSION QAG Oui, des députés d’opposition trollent toujours les Questions d’actualité au gouvernement (QAG, pour les intimes). Et alors ?, nous rétorquerait un certain François F. de Sablé-sur-Sarthe. Car malgré le renouvellement exceptionnel de l’hémicycle, certaines bonnes vieilles habitudes perdurent : bruits parasites pendant les prises de parole, interpellations personnelles, mises en cause, noms d’oiseaux et autres échanges musclés sont quasi systématiques. Marlène "oh, gardez vos nerfs" Schiappa en a encore fait les frais, mardi 10 octobre.

Mais ces pratiques ne sont pas uniquement le fait d’anciens députés *survivants*. Les petits nouveaux LR n’ont eu aucun mal à se les approprier, comme le rapporte Libération ce mercredi. Fabien di Filippo, élu de Moselle (et accessoirement celui qui a coupé la parole à Marlène Schiappa mardi) se justifie :

L’exercice des QAG est très frustrant, les ministres sont dans un jeu de rôle, on ne peut pas leur répondre, cela ne pose pas les bases d’une discussion sereine. On a pris le parti de ne rien laisser passer.

Mardi, lors de la séance de QAG, la secrétaire d'État à l'égalité femmes-hommes a lancé un "oh, gardez vos nerfs" à Fabien di Filippo qui interrompait sa prise de parole.

Pour son collègue LR Pierre Cordier, les QAG sont un spectacle devant lequel il fait bon se gausser. Le député des Ardennes abonde :

On met la majorité devant ses paradoxes. Quand on voit Sacha Houlié, ancien du MJS [Mouvement des jeunes socialistes, ndlr], papoter avec Marie Guévenoux, qui a été présidente des Jeunes populaires ou quand on entend les ministres critiquer le précédent quinquennat devant Manuel Valls, c’est à mourir de rire.

Thibault Bazin, élu de Meurthe-et-Moselle, fait lui aussi partie de ces agitateurs. Un comportement qu’il n’avait que timidement laissé entrevoir lorsque le Lab l’avait rencontré salle des Quatre colonnes le jour de la rentrée des parlementaires. Alors qu'on l'interrogeait sur le thème de sa future première QAG, il avait répondu d'un studieux : "J’y pense tous les jours." Cet autoproclamé "porte-parole des agriculteurs" disait alors se placer dans une opposition "constructive, libre, responsable et indépendante".

Ah, les bonnes résolutions…

Du rab sur le Lab

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