Claude Goasguen (LR) extrêmement sceptique sur l’avenir de son parti "vermoulu", "vétuste" et qui "tient avec des bouts de ficelle"

Publié à 18h13, le 14 juin 2017 , Modifié à 18h13, le 14 juin 2017

Claude Goasguen (LR) extrêmement sceptique sur l’avenir de son parti "vermoulu", "vétuste" et qui "tient avec des bouts de ficelle"
© BERTRAND GUAY / AFP
Image Amandine Réaux


Le moral n’est pas très bon du côté de Les Républicains (alerte euphémisme). Il ne peut jamais l’être lorsqu’on se remet en cause avant même la défaite. C’est exactement ce que fait Claude Goasguen. En difficulté dans sa circonscription parisienne, face à la candidate de La République en marche (LREM), Valérie Bougault-Delage, le maire du 16ème arrondissement de la capitale se livre à une introspection auprès du HuffPost, ce mercredi 14 juin.

Interrogé sur l’avenir de son parti, Claude Goasguen hésite, s’esclaffe puis redevient grave :

Alors ça, ça… je jugerais pas, vous voyez. Non, je crois qu’il va falloir tout changer.

Le parti de la rue de Vaugirard a obtenu, avec son allié de l’UDI, 21,5% des suffrages lors du premier tour des législatives, loin derrière La République en marche (LREM) et le MoDem, à 32,3%. Mais même si LR est arrivé "second" aux législatives après avoir été "troisième à la présidentielle", comme n’a pas manqué de le souligner Brice Hortefeux, le parti pourrait voir son groupe à l’Assemblée diminuer de moitié… dans le meilleur des cas.

La défaite annoncée s’accompagne de tensions entre les candidats dits Macron-compatibles et ceux qui comptent bien siéger dans l’opposition. Claude Goasguen fait état de ces "tensions très très fortes" :

On tient avec des bouts de ficelle. Car en réalité, il y a des tensions chez nous qui sont très très fortes. On se supporte car on veut pas couler nos amis qui sont en campagne, mais vraiment, ça peut pas durer éternellement. Ce parti est vermoulu, il est vétuste.

Un exemple révélateur parmi d’autres étant ce bureau politique de LR, lundi 12 juin, lors duquel Jean-Pierre Raffarin, pris à partie, s’est levé et a menacé de quitter la salle, selon le récit du Figaro.

Claude Goasguen donne quelques éléments sur lesquels se concentrer quand viendra l’heure de la refonte :

Il va falloir tout changer. En profondeur, hein, pas seulement les personnes. Si on a été balayé comme ça, c’est qu’on a commis des erreurs. Et notamment, on a commis une erreur terrible, c’est qu’on a perdu le contact avec l’électorat le plus populaire.

De bien beaux débats en perspective après le second tour et la possible élection de plus de 400 députés LREM.

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