"Cris de chèvre" à l’Assemblée : François de Rugy assure que "l’auteur sera sanctionné"

Publié à 06h57, le 04 août 2017 , Modifié à 06h57, le 04 août 2017

"Cris de chèvre" à l’Assemblée : François de Rugy assure que "l’auteur sera sanctionné"
François de Rugy. © AFP
Image Sébastien Tronche


Nouvelle Assemblée nationale, nouveau monde politique mais toujours des remarques sexistes. Après les cris de poule lors du précédent quinquennat, plusieurs députés ont dénoncé, jeudi 3 aout, jour du vote définitif de la loi moralisation au Palais Bourbon, des "cris de chèvre" pendant que la députée LREM Alice Thourot prenait la parole pour défendre le projet de loi et la suppression de la réserve parlementaire.

Une "misogynie ordinaire à l’Assemblée nationale", dénoncée par Jean-Luc Mélenchon puis par le président de l’Assemblée lui-même, François de Rugy. Sur Twitter, le titulaire du perchoir a ainsi apporté son soutien à la députée Alice Thourot. Il tweete alors, ferme, son intention d’identifier l’auteur de ces cris afin de le sanctionner :

Une telle attitude est inadmissible. Nous cherchons à identifier l'auteur et il sera sanctionné.

Dans la même veine, contacté par L'Obs, Richard Ferrand, président du groupe LREM à l'Assemblée, a qualifié cet événement de "honteux", "misogyne" et "appelle une sanction".

Selon le député macroniste Saïd Ahamada, il s’agit d’un député LR. Aussi demande-t-il au groupe d’opposition de condamner également cette attitude :



En 2013, le député LR Philippe Le Ray s’était fait remarquer en imitant le cri d’une poule lors de l’intervention de l’écologiste Véronique Massoneau. L’élu de droite, "éméché", selon Véronique Massoneau, avait ensuite été sanctionné à l’unanimité des présidents de groupe, privé d’un quart de son indemnité parlementaire pendant un mois, soit 1000 euros environ.

Le "cri de chèvre" sera-t-il sanctionné comme le caquètement ? Le bureau de l'Assemblée nationale, s'il retrouve l'auteur des faits, tranchera. 

Du rab sur le Lab

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