David Douillet (LR) accuse la gauche de se "réfugier systématiquement derrière cette sacro-sainte Constitution"

Publié à 10h13, le 20 juillet 2016 , Modifié à 13h20, le 20 juillet 2016

David Douillet (LR) accuse la gauche de se "réfugier systématiquement derrière cette sacro-sainte Constitution"
David Douillet à l'Assemblée nationale. © AFP
Image Amandine Réaux


Il est tôt ce matin du mercredi 20 juillet, lorsque les députés votent la prorogation de l’état d’urgence, par 489 voix pour et 26 voix contre. Le vote met fin à une nuit de très violents débats entre la gauche et l’opposition, à coups de "connard" et de "bisounours", interrompus par un président de Commission des lois qui hurle. Et puis il y a aussi eu Laurent Wauquiez, qui explique que l’on se moque du "droit constant" quand il s'agit de lutter contre le terrorisme.

Bref, David Douillet n’a que très peu dormi lorsqu'il arrive à la maison de la radio ce mercredi. Le député LR des Yvelines a quitté l’Assemblée vers 5h du matin. Il est interviewé à 7h50 sur France Inter. L’ancien judoka, médaillé olympique, est d’abord interrogé, en tant qu’ancien ministre des Sports, sur ce rapport qui accuse la Russie d'avoir mis en place un "système de dopage d'Etat sécurisé".

Le député Les Républicains, soutien de Nicolas Sarkozy, rapporte ensuite l’ambiance "électrique" du débat parlementaire auquel il vient d’assister. Il mentionne le vote "à l’unanimité" du "prolongement [sic] de six mois de l’état d’urgence", et tant pis s’il occulte les 26 députés qui se sont prononcés contre.

Six mois, donc, comme le réclamait la droite, quand le gouvernement envisageait seulement trois mois. Mais ce n’est pas suffisant, pour David Douillet :



Pfff, six mois, oui, mais c’est ce qu’on met à l’intérieur de cet état d’urgence [qui compte, ndlr].

L’élu des Yvelines ne décolère pas contre la gauche qui ne fait rien qu’à rejeter presque tous les amendements que la droite propose. Et ce, pour quel motif ? Parce que cela est contraire au droit :



La droite, on a eu de cesse que [sic] d’alimenter en nouvelles idées, en nouvelles prérogatives pour lutter encore plus fort contre le terrorisme. Et à part quelques exceptions qui sont trop rares, eh bien tous les amendements ont été rejetés par une gauche que l’on sent complètement sclérosée, figée dans une posture en se réfugiant [sic] systématiquement derrière cette sacro-sainte Constitution. Mais on est là pour changer tout ça. Il faut qu’on aille beaucoup plus loin. Les Français nous le demandent.

Voilà donc encore un parlementaire LR qui, à l’instar d’Eric Ciotti, estime que l'on peut franchement s’arranger avec la Constitution et l’Etat de droit lorsqu'il s'agit de lutter contre le terrorisme.

Du rab sur le Lab

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