Depuis qu'il a rejoint Macron, le sénateur LR Lemoyne a reçu "des centaines" de SMS de soutien (y compris de "collègues")

Publié à 09h31, le 17 mars 2017 , Modifié à 12h15, le 17 mars 2017

Depuis qu'il a rejoint Macron, le sénateur LR Lemoyne a reçu "des centaines" de SMS de soutien (y compris de "collègues")
Jean-Baptiste Lemoyne © Montage Le Lab via Public Sénat
Image Etienne Baldit


Il est le tout premier à droite, mais il pourrait y en avoir d'autres. Le sénateur apparenté LR Jean-Baptiste Lemoyne vient de lâcher François Fillon et d'annoncer son soutien à Emmanuel Macron, ce qui lui vaut une procédure immédiate d'exclusion enclenchée par le parti de la rue Vaugirard. Et il assure que chez ses "collègues" de droite, l'initiative "interpelle" et est en train de faire des émules.

Sur Sud radio et Public Sénat vendredi 17 mars, le sénateur de l'Yonne explique et justifie d'avoir rallié l'ex-ministre de l'Économie de François Hollande. Mieux que ça, il "lance un appel aux électeurs de la droite et du centre en leur disant : 'N'ayez pas peur, vous y réfléchissez, eh bien faites comme moi, le 23 avril, mettez un bulletin de vote Emmanuel Macron et même, rejoignez-nous'." Ça, c'est donc pour les électeurs.

Mais cela vaut aussi pour les élus. Surtout que cela démange visiblement déjà certains d'entre eux. Et Jean-Baptiste Lemoyne de raconter :

Depuis que j'ai annoncé ma décision, je peux vous dire [rire] que les messages, les SMS, j'en ai des centaines et des centaines, j'en ai 5 ou 600 [...] et notamment de quelques collègues parlementaires ou maires de grandes villes de France, qui me disent : 'Écoute, ta démarche nous interpelle, ça nous intéresse, on y réfléchit, peut-être voyons-nous.'

Reste à savoir s'ils franchiront eux aussi le pas, à l'instar de ces élus socialistes qui se sont eux aussi mis "en marche" plutôt que de soutenir le candidat socialiste, Benoît Hamon.

[BONUS TRACK] Apparenté, je le suis et je le reste

Jean-Baptiste Lemoyne n'est pas, à strictement parler, un parlementaire Les Républicains : élu en 2014 en tant que candidat indépendant, il est apparenté au groupe LR. Un rattachement qui maintient une certaine forme de distance entre les élus et les groupes parlementaires concernés. Et il entend bien ne rien changer à cela, soucieux qu'il est de "garder" sa "liberté de parole" parallèlement à son soutien à Emmanuel Macron.

Il explique :



En toute cohérence, je suis apparenté donc je vais me désapparenter. Pendant quelques jours, je serai sûrement non inscrit avant de rallier un autre groupe, en tant qu'apparenté.

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