Emmanuel Macron est à la recherche active d'une circonscription pour 2017

Publié à 14h59, le 23 janvier 2014 , Modifié à 15h00, le 23 janvier 2014

Emmanuel Macron est à la recherche active d'une circonscription pour 2017
Emmanuel Macron en mai 2013. (Maxppp)

Emmanuel Macron, le secrétaire général adjoint de l'Élysée, l'homme qui a convaincu François Hollande de faire son coming out social-démocrate, réfléchit actuellement à voix haute à être candidat aux prochaines législatives, dans les Pyrénées, comme l'écrit Le Nouvel Observateur ce jeudi 23 janvier.

L'hebdomadaire assure dans un article intitulé "Macron : l'appel des cimes" que le chef de l'État cherche un futur fief électoral à celui qui se verrait bien ministre et/ou député. L'intéressé rêvant d'avoir le feu vert pour s'implanter à Mauléon et Bagnères-de-Bigorre, là où le candidat socialiste a recueilli près de 67% des suffrages en 2012. L'élu en question, Jean Glavany, confirme au Lab que Emmanuel Macron "envisage" un parachutage sur ses terres.

"Une hypothèse tout à fait plausible" selon un expert socialiste de la carte électorale interrogé par le Lab, ce jeudi, qui indique que cela aurait été "trop compliqué à Amiens", également évoqué, où le PS se voit mal demander à la députée socialiste de la Somme, Pascale Boitard, de laisser la place.

En revanche, toujours selon ce bon détecteur des endroits propices aux parachutages, "il existe plusieurs circonscriptions où les députés socialistes sont sur le départ, dont celle de Jean Glavany".

Jean Glavany confirme que "la question se pose". Et le député de la première circonscription des Hautes-Pyrénées, réélu sans discontinuer depuis 1993, confie au Lab en avoir parlé directement avec Emmanuel Macron :

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Il est tenté de faire de la politique. Il envisage de venir ici. Mais sa décision n'est pas prise.

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Parallèle amusant, Jean Glavany a eu exactement la même trajectoire. Chef de cabinet de François Mitterrand à l'Elysée de 1981 à 1988, il a d'abord échoué à se faire élire en 1988. Une expérience dont il se sert pour mettre publiquement en garde, via le Lab, Emmanuel Macron : 

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C'est un changement de vie radical. S'il vient ici, il faudra qu'il entame le plus rapidement possible un travail de terrain qui dure des années.

En 1988, j'ai échoué car je n'ai pas eu assez de temps. Et Mitterrand avait raison quand il m'a dit "Vous avez échoué car on se dessèche à l'Elysée".

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Enfin, le parlementaire fait remarquer, l'air de rien, que s'il aura bien 68 ans en 2017 et ne nie pas penser à la retraite, il n'a pas encore dit officiellement qu'il renonçait à se représenter. Une façon de demander à l'Elysée de prendre un peu soin de lui et de ne pas, à nouveau, l'oublier, comme pour l'hommage à Mandela

Du rab sur le Lab

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