En cas de victoire, Wauquiez a prévu de nommer Calmels vice-présidente de LR

Publié à 06h54, le 05 septembre 2017 , Modifié à 06h54, le 05 septembre 2017

En cas de victoire, Wauquiez a prévu de nommer Calmels vice-présidente de LR
Virginie Calmels aux côtés de Laurent Wauquiez. © AFP
Image Sébastien Tronche


"J’imagine qu’elle a dû négocier quelque chose, c’est une femme d’affaires." La juppéiste Fabienne Keller se fait cinglante quand elle parle du ralliement de la première adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux, Virginie Calmels, à Laurent Wauquiez pour la présidence de LR.

Et effectivement, Virginie Calmels espère bien jouer un rôle important au sein du parti au cas où son nouveau champion qui fait figure de favori l’emporterait. Selon Le Figaro de ce mardi 5 septembre, l’ancienne patronne d’Endemol sera nommée vice-présidente, et non secrétaire générale ou porte-parole, si Laurent Wauquiez l’emporte en décembre. "C’est un poste pour lequel la complémentarité avec le président est essentielle", explique un proche du président d’Auvergne-Rhône-Alpes au Figaro.

L’intéressée ne dément pas vouloir jouer un rôle au niveau national alors que les juppéistes font savoir que le lien avec le maire de Bordeaux s’est distendu et qu’elle ne figure plus en première ligne pour sa succession. "J’y vais bien sûr pour occuper une place au sein des instances du parti", élude Virginie Calmels dans les colonnes du Parisien. Et d’ajouter :

Ce qui compte, c’est de peser pour faire passer ses idées. Bien sûr que je reste juppéiste ! Arrêtons de présenter Laurent Wauquiez comme le diable.

Une petite musique que les juppéistes – ou ce qu’il en reste - ne valident pas. "Elle a compris que la mairie de Bordeaux pour elle, c’était fini. Elle tente un destin au niveau nationale", persifle "un élu juppéiste". Et un cadre de LR d’ironiser sur les fidélités variables de Virginie Calmels qui s’est placée auprès de tous les favoris successifs de LR :

Elle n’a pas de colonne vertébrale. Elle a soutenu Juppé, Sarkozy, Fillon, elle est même allée gratter à la porte de Macron.

"Je ne me mêlerai pas de l’élection à la présidence de LR. Je ne parraine aucun candidat. Je serai attentif aux lignes rouges que j'ai tracées", avait réagi Alain Juppé après ce ralliement de sa première adjointe à Laurent Wauquiez. Un ralliement que Virginie Calmels assure avoir choisi après avoir prévenu son patron à la mairie girondine. Mais l’absence de veto ne semble pas valoir pour autant approbation.

D’autant que le juppéiste Maël de Calan sera lui aussi candidat à la présidence de LR. Contre Laurent Wauquiez.

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