En échange du désistement du PS, Estrosi promet un “Conseil territorial” pour donner la parole aux autres forces politiques

Publié à 12h28, le 08 décembre 2015 , Modifié à 12h28, le 08 décembre 2015

En échange du désistement du PS, Estrosi promet un “Conseil territorial” pour donner la parole aux autres forces politiques
© VALERY HACHE / AFP

GRAND PRINCE - La gauche s’est retirée dans deux régions (Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Paca) pour faire barrage au FN, mais Nicolas Sarkozy ne veut pas dire le mot magique au PS. C’est en tout cas ce qu’on a compris de sa surprenante formule, prononcée lundi 7 décembre sur le plateau du 20h de France 2 lundi 7 décembre :

 

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C’est pas 'passe-moi la salade, j’t’envoie la rhubarbe’.

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Mais en Paca, où le candidat PS Christophe Castaner s’est retiré, Christian Estrosi a beaucoup de peine pour les électeurs de gauche, qui devront choisir entre la droite et l’extrême droite. Du coup, comme il est *plutôt sympa*, il a eu une idée de cadeau, dont il fait part à La Provence ce mardi 8 décembre :

 

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Si je suis élu, je ne peux imaginer que des milliers d'électeurs ne soient pas représentés. Je proposerai donc la création d'un Conseil territorial, qui permette à ceux qui ont fait le sacrifice de ne pas être candidat au second tour par esprit républicain, de pouvoir s'exprimer et se prononcer sur la vie de la collectivité.

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C’est vrai que ça ne serait pas très *républicain* ni très démocrate que les forces de gauche ne puissent pas s’exprimer. Ce Conseil territorial aurait toutefois une fonction purement consultative. Le député-maire de Nice entend réunir "une fois par an une session" avec toutes les forces politiques de la région "qui auraient pu avoir des élus", et à les consulter "avant les temps forts de la vie du Conseil régional" sur le "budget" ou encore sur "les investissements importants qu’[il] entend engager [s’il est] élu" (on n’en saura pas plus).

 

Depuis l’annonce du retrait de la candidature de Christophe Castaner, Christian Estrosi, tenant de l’aile droite de LR connu pour ses sorties polémiques, notamment sur la cinquième colonne islamiste, tente d’attirer les électeurs de gauche. Ce qu’il fait aussi en se démarquant de sa rivale du Front national Marion Maréchal-Le Pen, comme le montre son nouveau slogan de campagne : "Résistance".

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