Fidel Castro : le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault recadre Ségolène Royal

Publié à 17h29, le 05 décembre 2016 , Modifié à 17h34, le 05 décembre 2016

Fidel Castro : le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault recadre Ségolène Royal
Ségolène Royal et Jean-Marc Ayrault. © Montage le Lab via AFP.

Avait-elle bu "un peu trop de rhum", comme s’est interrogé Jack Lang ? Toujours est-il que Ségolène Royal a provoqué la polémique et l"indignation d'élus de tous bords par ses propos sur Fidel Castro alors qu’elle représentait la France aux obsèques de l’ancien dirigeant cubain.

Ce lundi 5 décembre, la ministre de l’Environnement a été recadrée par le ministre des Affaires étrangères. A Lille, Jean-Marc Ayrault a dit clairement que pour lui, Fidel Castro était "un dictateur". Il a déclaré auprès de journalistes, alors qu’il était en déplacement ministériel dans le Nord avec Martine Aubry :

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[Il] a porté atteinte aux droits de l'Homme et jamais la France n'a fait preuve de complaisance à l'égard des atteintes aux libertés, des atteintes à la démocratie.

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"Si vous me demandez si Fidel Castro était un démocrate, à l'évidence ce n'était pas le cas. C'était un dictateur (...) ça c'est très clair", a également asséné Jean-Marc Ayrault. Avant d’ajouter sur les droits de l’Homme :

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Fidel Castro a incarné un espoir à un moment mais il a aussi incarné le contraire de ce à quoi nous pensons et à quoi nous aspirons.

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Mais le patron de la diplomatie française a légèrement tempéré sa position, rappelant que la France "n’a jamais approuvé l’embargo américain". "Ce que nous souhaitons c'est un avenir meilleur pour le peuple cubain : la capacité à se développer, retrouver la démocratie, retrouver la liberté", a-t-il ajouté.

La ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, qui représentait la France aux funérailles de Fidel Castro à Cuba, a essuyé dimanche une volée de bois vert, après avoir relativisé la veille les accusations de violations des droits de l'Homme à Cuba, des propos contestés jusqu'au sein du gouvernement. Elle y avait salué la mémoire du "Comandante" et évoqué "beaucoup de désinformation" sur les violations des droits de l'Homme. "Il y a toujours du positif et du négatif dans les histoires, mais (...) on sait qu'ici, quand on demande des listes de prisonniers politiques, on n'en a pas", avait-elle affirmé avant de dénoncer une polémique déplacée.

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