Jean-François Copé trouve qu’il n’y a plus rien en commun entre les deux "infinis" Laurent Wauquiez et Alain Juppé

Publié à 18h47, le 19 mai 2017 , Modifié à 12h01, le 20 mai 2017

Jean-François Copé trouve qu’il n’y a plus rien en commun entre les deux "infinis" Laurent Wauquiez et Alain Juppé
Jean-François Copé. © AFP
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Camille Mordelet pour

À en croire Jean-François Copé, il y a "deux infinis" à LR qui n’ont plus rien en commun : Laurent Wauquiez et Alain Juppé. Et cela amène "JFC" à une réflexion, qu’il a énoncée ce jeudi 18 mai dans l’Emission Politique (France 2). Après avoir rebondi sur une explication de l’ancien député européen centriste Jean-Louis Bourlanges, qui affirmait que rien ne réunit Alain Juppé et Laurent Wauquiez, Jean-François Copé s’est fendu d’une proposition : le parti Les Républicains devrait mettre à sa tête un "directoire, un collectif" plutôt qu’un président. Parlant de ses collègues comme de "deux infinis", il s’est justifié ainsi :

La vérité, c’est qu’au lendemain du 18 juin, la droite va devoir se reconstruire totalement. Ses idées, son projet, ses perspectives, son organisation… Il va falloir tout revoir. Et d’ailleurs moi, je préconise que plutôt que d’élire un président qui va virer tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui, il faudra un directoire, un collectif. Pour éviter (…) des tentations de tel ou tel d’aller flirter avec un Front national, qui immédiatement signerait la mort d’un grand parti de droite républicain.

Jean-François Copé entend ainsi permettre à plusieurs tendances de LR d’être représentées au sein des hautes sphères du parti, ce qui pourrait éviter à celui-ci de s’aliéner certaines tendances. On imagine surtout que le maire de Meaux n’a pas du tout envie que le parti tombe entre les mains de l’actuel numéro 2 du parti, le sarkozyste Laurent Wauquiez, qu’il ne porte pas particulièrement dans son cœur.

Il faut tout de même rappeler que Jean-François Copé a occupé le poste de secrétaire général (2007-2012), mais aussi celui de président de l’UMP (2012-2014), qu’il veut donc supprimer. En revanche, celui qui fait le tour des médias depuis la fin de la présidentiellen’a pas précisé s’il se portait volontaire pour occuper l’un des postes de ce directoire.



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