Mélenchon se réjouit du gros gadin de la liste PCF / Corse insoumise aux élections territoriales corses

Publié à 06h54, le 04 décembre 2017 , Modifié à 06h56, le 04 décembre 2017

Mélenchon se réjouit du gros gadin de la liste PCF / Corse insoumise aux élections territoriales corses
Jean-Luc Mélenchon © NICOLAS TUCAT / AFP
Image Sylvain Chazot


S'il y en a un qui, sur le continent, se félicite des résultats du premier tour des élections territoriales corses, c'est bien Jean-Luc Mélenchon. Dimanche 3 décembre, la liste nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse), qui rassemble les autonomistes de Gilles Simeoni et les indépendantistes de Jean-Guy Talamoni, est arrivée largement en tête, avec 45,36% des voix, loin, très loin devant la droite régionaliste (14,97%), Les Républicains (12,77%) et La République en marche (11,26%). Du côté du PCF, c'est le gros gadin avec seulement 5,68% des voix.

C'est ce score, encore plus que le succès des nationalistes corses, qui semble ravir Jean-Luc Mélenchon. Dimanche soir, avant même l'annonce des résultats définitifs, le leader de La France insoumise saluait un premier tour symbole, selon lui, d'une punition pour Emmanuel Macron et d'une grosse claque pour le Front national. Mais il a surtout noté ceci :

L'usurpation d'identité et la tambouille du PCF ont été durement sanctionnées.

Dans un deuxième message posté quelques minutes plus tard, Jean-Luc Mélenchon se faisait plus précis :

En Corse, le PCF a intitulé sa liste 'Corse insoumise' en dépit de nos démentis. Ils sont éliminés. Avis aux amateurs d'usurpation d'identité.

Dès septembre, Jean- Luc Mélenchon avait dénoncé et condamné cette alliance électorale locale entre Insoumis et communistes en Corse, alliance qu’il qualifiait déjà péjorativement de "tambouille". Le député LFI des Bouches-du-Rhône avait visiblement du mal à accepter de ne pas avoir été consulté sur cette union électorale locale, alors qu’il avait refusé de nombreuses alliances pour les élections législatives afin que LFI reste indépendant. De leur côté, les *félons* estimaient ne pas avoir "considéré" comme "insurmontables" les "différences programmatiques nationales" et expliquaient plancher déjà sur un programme commun.





Rebelote le 7 novembre. Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon avait déploré "que la liste du PCF et des anciens communistes en Corse joue une misérable usurpation de [leur] sigle". "J’admets que le PCF et ses alliés fassent leur liste. C’est bien leur droit le plus strict. Mais pourquoi vouloir faire croire que 'La France insoumise' en est partie prenante comme l’a déclaré le porte-parole du PCF au nom de la direction de ce parti, aggravant par une nouvelle provocation le divorce déjà consommé entre nous ?" écrivait-il.

Le 10 novembre, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF lui avait répondu. "Au moment où Macron est engagé dans une entreprise de démolition de très grande ampleur, est-il nécessaire de s'attaquer aux forces progressistes ?" avait-il réagi sur Facebook. 

Bref, bonne ambiance à gauche.

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