Jean-Marie Le Guen n'arrive plus à faire "la différence" entre la CGT et FO

Publié à 08h40, le 23 juin 2016 , Modifié à 08h40, le 23 juin 2016

Jean-Marie Le Guen n'arrive plus à faire "la différence" entre la CGT et FO
Jean-Marie Le Guen © Capture d'écran RTL

Ne dites pas à Jean-Marie Le Guen que Manuel Valls est un tantinet rigide dès qu'il s'agit des manifestations contre la Loi Travail, ça a tendance à l'énerver. Non pas que le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement soit un proche du Premier ministre et n'apprécie pas trop qu'on attaque le chef du gouvernement. Ah bah si en fait…  c'est exactement ça. Alors quand Jean-Claude Mailly salue, comme il l'a fait mercredi 22 juin, le comportement de Bernard Cazeneuve vis-à-vis des syndicats, tout en dénonçant celui de Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen s'énerve.

Sur RTL ce jeudi, le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement fustige les attaques de Jean-Claude Mailly. Mais plutôt que de répondre sur le fond, Jean-Marie Le Guen choisit de critiquer l'action du syndicaliste à la tête de Force Ouvrière. Il dit :

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Monsieur Mailly essaye de régler des comptes politicards. Monsieur Mailly est celui qui aura conduit l'organisation Force ouvrière à se poser de savoir (sic) quelle est la différence qu'elle a avec la CGT. Moi j'ai connu en son temps une Force Ouvrière qui était un syndicat réformiste. Aujourd'hui, on ne voit pas la différence entre FO et la CGT.

 

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Si Jean-Claude Mailly essaye de "régler des comptes politicards", Jean-Marie Le Guen ne se prive pas, pour sa part, de régler des comptes syndicalistes.

Et Jean-Marie Le Guen de réfuter toute idée selon laquelle il y aurait une opposition entre Manuel Valls et François Hollande, quand bien même ce dernier aurait rapidement fait savoir, mercredi, qu'il n'était pour rien dans l'interdiction de la manifestation, suggérant que si ce n'était lui, c'était donc l'autre le responsable. "Il n'y a pas de différence entre le président de la République et le Premier ministre et entre le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur", jure Jean-Marie Le Guen, rappelant qu'il y a toujours, en France, une menace terroriste. "La pression est maximale", juge-t-il. 

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