Jean-Marie Le Pen explique que le FN défend d'abord la nation, pas la République

Publié à 11h48, le 21 mars 2015 , Modifié à 12h55, le 21 mars 2015

Jean-Marie Le Pen explique que le FN défend d'abord la nation, pas la République
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Il y a des choses avec lesquelles Jean-Marie Le Pen ne déconne pas. Celui qui assure parfois se retenir de dire tout ce qu'il pense pour ne trop gêner sa présidente de fille ne supporte pas qu'on ne défende pas la nation française, ou pire, qu'on mette d'autres principes au-dessus d'elle. Car pour le président du Front national, la nation est en haut, tout en haut. Et qu'on ne vienne pas lui raconter des salades en défendant d'autres principes à la place de celui-ci.

Vendredi 20 mars, dans son traditionnel Journal de Bord, Jean-Marie Le Pen s'en est donc pris à Manuel Valls et Nicolas Sarkozy, expliquant que ceux-là défendent d'abord la République, mais pas la nation. Ce qui est mal, d'après lui.

Il a dit :

On parle toujours de la République, ce qui est une manière de ne pas parler de la nation. Or nous, c'est la nation qui nous intéresse, prioritairement.

 

Jean-Marie Le Pen voit dans le choix de Nicolas Sarkozy de renommer l'UMP "les Républicains" l'illustration de ses dires. Voilà, rien d'étonnant selon lui puisque l'ex-président comme l'actuel Premier ministre ne font rien qu'à préférer la République.

Jean-Marie Le Pen, lui, n'est pas de cet avis, on l'aura bien compris. Mais, ça tombe bien, le parti qu'il a créé ne s'appelle pas "les Républicains" mais "Front national". Il ajoute :

Nous sommes le Front national : nous défendons la nation française prioritairement à tous les systèmes politiques qui se sont succédés dans notre pays avec plus ou moins de succès d'ailleurs.

 

Du coup, on comprend mieux pourquoi Jean-Marie Le Pen se félicite du choix du maire affilié FN de Béziers Robert Ménard de débaptiser la rue du 19 mars 1962. Pour le PS, en renommant cette rue Helie Denoix de Saint-Marc, commandant partisan de l’Algérie française qui avait pris part au putsch des généraux en 1961, Robert Ménard "porte atteinte à la République". Pour le président d'honneur du FN, c'est tout l'inverse, ravi de choix : outre avoir voulu renverser la République et conserver l'Algérie française, Helie Denoix de Saint-Marc a été le commandant en Indochine de Jean-Marie Le Pen. 

Du rab sur le Lab

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