Jean-Pierre Raffarin pronostique le recul du gouvernement sur la loi Travail

Publié à 20h04, le 30 mai 2016 , Modifié à 20h05, le 30 mai 2016

Jean-Pierre Raffarin pronostique le recul du gouvernement sur la loi Travail
© DOMINIQUE FAGET / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Jean-Pierre Raffarin a toujours eu le sens de la formule – il a même récemment livré quelques secrets de fabrication de ses "raffarinades". Mais il est une qualité qu’on ne lui connaissait pas, la voyance. Invité de iTélé lundi 30 mai, le sénateur LR de la Vienne a expliqué comment allait se terminer le conflit entre les opposants à la loi Travail et le gouvernement.

Après avoir, lui aussi, pointé la responsabilité de la CGT dans le durcissement de la contestation, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac s’est avancé sur l’issue du mouvement social. Pour lui, le gouvernement va "reculer". Il dit sur iTélé :

Quand on commence à reculer, on ne peut plus s’arrêter […] D’évidence, ils vont reculer. Ils vont céder, ils vont aménager les choses. Je ne sais pas comment ils vont céder mais ils sont dans un processus d’affaiblissement. Et quand on est dans un processus d’affaiblissement, ça se termine un moment ou un autre par un recul. Et c’est ce qui, à mon avis, s’annonce.

Mais ne vous y trompez pas, Jean-Pierre Raffarin n’est pas satisfait du futur. Deux semaines après avoir demandé à François Hollande ce "qu’il avait dans le ventre", il reproche à nouveau au Président son manque "d’autorité". Il dit :

Il faut faire preuve d’autorité. A partir du moment où on a discuté et qu’on est allé au Parlement, c’est le Parlement qui fait la loi. Ce n’est pas le syndicat. Sur ce sujet, ce dont le gouvernement manque, c’est de l’autorité […] Le chef de l'Etat devrait dire avec fermeté quelles sont les lignes rouges qu’on ne peut pas céder.

Jean-Pierre Raffarin ne doit pas avoir la même boule de cristal que le premier secrétaire du Parti socialiste. Selon Jean-Christophe Cambadélis, "on est aujourd’hui dans le déblocage. Les choses sont réglés". Mais qui croire ?  

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