L’ancien secrétaire départemental FN des Yvelines quitte le parti et rejoint les Patriotes

Publié à 15h49, le 13 octobre 2017 , Modifié à 15h50, le 13 octobre 2017

L’ancien secrétaire départemental FN des Yvelines quitte le parti et rejoint les Patriotes
© Capture d'écran Twitter
Image Victor Dhollande-Monnier


+ 1 - Petit à petit, Florian Philippot réussit à attirer des anciens membres du Front national aux Patriotes [à voir ici, ici et ]. Ce vendredi 13 octobre, le journaliste de l’AFP Guillaume Daudin exhume un courrier de l’ancien secrétaire départemental FN des Yvelines dans lequel ce dernier annonce sa démission du parti frontiste pour rejoindre Les Patriotes, le parti de Florian Philippot.





"Après une année de campagne épuisante, j’ai reçu, à peine 15 jours après le scrutin des législatives, un appel téléphonique de Jean-Lin Lacapelle me signifiant que j’étais démis de mes fonctions [de secrétaire fédéral, ndlr]", explique François Simeoni dans un courrier daté du 9 octobre et adressé à  tous les adhérents frontistes des Yvelines. N’ayant reçu aucune explication après cette décision, il choisit donc de "suivre ce qui a toujours été [sa] ligne politique en rejoignant les Patriotes.

Mais François Simeoni ne claque pas la porte du FN sans bruit. Il s’en prend à la gestion du parti de Marine Le Pen :

Un parti capable de mépriser à ce point ses militants, élus et cadres ne mérite pas la confiance des Français.

François Simeoni estime aussi que "la modification profonde de la ligne politique" du FN est imputable à Philippe Olivier, ex-MNR. Le désormais ex-frontiste dénonce ensuite "des histoires de gros sous" au sein du FN. Il dit :

A cette valse idéologique s’ajoutent des histoires de gros sous comme le financement des "copains de fac" par l’argent public pour des documents de campagne de qualité déplorable (certaines fois même pas livrés) ou les contrats de photocopieurs aux fédérations imposés par un haut responsable au bénéfice de l’entreprise gérée par son fils. On est loin de 'tête haute et mains propres'…

Sans jamais les nommer, François Simeoni vise ici Axel Loustau et Frédéric Chatillon, accusés d’avoir mis au point un système d’enrichissement frauduleux lors des législatives de 2012 via des kits de campagne livrés aux fédérations. Ou comment claquer la porte en lavant son linge sale en public. 

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