Le coup de com' de Marine Le Pen qui se rend à l'usine Whirlpool d'Amiens pendant qu'Emmanuel Macron rencontre une intersyndicale de l'entreprise

Publié à 13h28, le 26 avril 2017 , Modifié à 17h40, le 26 avril 2017

Le coup de com' de Marine Le Pen qui se rend à l'usine Whirlpool d'Amiens pendant qu'Emmanuel Macron rencontre une intersyndicale de l'entreprise
© Capture BFMTV
Image Sylvain Chazot


Il y avait eu Arcelor-Mittal en 2012. Il y a donc Whirlpool en 2017. Alors qu'Emmanuel Macron rencontre une intersyndicale l'usine d'Amiens menacée de fermeture, Marine Le Pen a pris tout le monde au dépourvu en débarquant sur le site même de l'usine.

Le gros coup de com' fonctionne à merveille. Devant les caméras – et les salariés de Whirlpool - la candidate du FN a donc vanté son programme, arguant qu'il fallait faire, selon elle, du "patriotisme économique" et du "protectionnisme intelligent". Elle ajoute :

Je suis ici à ma place, exactement là où je dois être, au milieu des salariés de Whirlpool, au milieu de ces salariés qui résistent à cette mondialisation sauvage, à ce modèle économique qui est honteux. Je ne suis pas en train de manger des petits fours avec quelques représentants qui en réalité ne représentent qu'eux-mêmes.

À voir ci-dessous en vidéo : 





On s'en serait douté mais la vision qu'a Marine Le Pen de l'intersyndicale est loin d'être bonne. Pour elle, cette rencontre entre Macron et l'intersyndicale à la Chambre de commerce et le refus du candidat d'En Marche ! de venir sur le site de l'usine est "une preuve de tellement de mépris à l'égard de ce que vivent les salariés Whirlpool. Elle poursuit :

J'ai décidé de quitter mon conseil stratégique et de venir vous voir.

Emmanuel Macron réagit immédiatement. Pour lui, la tactique est claire. Il lance : 



Madame Le Pen va haranguer des militants politiques sur un parking.

Le candidat est allé sur le site de Whirlpool dans l'après-midi. Après s'être entretenu avec l'intersyndicale, il a rejoint les salariés par qui il a été accueilli par des sifflets, des huées et des "Marine présidente !", l'empêchant de clairement s'exprimer. Mais les deux camps ont ensuite eu un dialogue virile mais correct ™ de plus de 40 minutes, Emmanuel Macron tentant de dérouler ses propositions devant des salariés remontés mais dont une partie a fini par le remercier d'être venu et par lui serrer la main. 

Le 6 avril, sur le plateau de L'Émission politique, le candidat d'En Marche ! avait expliqué à François Ruffin, qui lui proposait de venir sur le site de l'usine Whirlpool d'Amiens, qu'il refusait d'instrumentaliser le sort des salariés. "Mon silence, ce n’est pas une indifférence. Mon silence, c’est de ne pas manipuler des situations", avait-il déclaré, ajoutant qu'il ne comptait pas "aller sur un camion" comme François Hollande en 2012 pour dire qu’avec lui "ça ne fermera pas". "On sait que ce n’est pas vrai", avait-il conclu.





[EDIT 15h23] Ajout visite de Macron à Whirlpool

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