Le président des Jeunes de la Droite Populaire : "Si les cadres LR ne respectent pas le 'ni ni', je voterai FN et pas socialiste"

Publié à 14h34, le 07 août 2015 , Modifié à 17h46, le 07 août 2015

Le président des Jeunes de la Droite Populaire : "Si les cadres LR ne respectent pas le 'ni ni', je voterai FN et pas socialiste"
Pierre Gentillet © Capture Facebook

Pierre Gentillet se désespère. De son parti, les Républicains, mais également de ses ouailles qui ont décidé de quitter Nicolas Sarkozy pour rejoindre Marine Le Pen. Le président des jeunes de la Droite populaire, mouvement interne de LR très très à droite, répète, pour l'instant, qu'il ne fera pas comme Sébastien Ausserre ou Pierre Aliotti, deux anciens du courant venus grossir les rangs du Front national ces derniers mois. Mais quand même, l'étudiant en droit, aperçu lors du réveillon de l'an 2015 aux côtés de plusieurs frontistes dont Florian Philippot, veut que les choses changent dans son camp.

Ce vendredi 7 août, Pierre Gentillet explique à Marianne qu'il n'en peut plus de ces cadres de Les Républicains qui ne respectent pas le "ni ni", à savoir un appel à ne voter ni à gauche ni à l'extrême droite lorsque cette configuration se présente au second tour d'une élection.

Il dit :

"

Si les cadres ne respectent pas la consigne, alors moi non plus, et je voterai FN et pas socialiste.

 

"

En février dernier, Alain Juppé, pour ne citer que lui, avait appelé à voter PS au second tour de la législative partielle dans le Doubs. "Si j'étais électeur de la 4e circonscription du Doubs, je sais ce qu'en mon âme et conscience je ferais : pour barrer la route à une candidate FN qui croit, entre autres choses, 'en l'évidente inégalité des races' (voir ici), je ne m'abstiendrais pas, je voterais pour le candidat qui l'affronte, c'est-à-dire le candidat PS", avait écrit l'ancien Premier ministre sur son blog.

Mais, s'il penche plutôt du côté de la droite extrême, Pierre Gentillet refuse de rejoindre le FN, même s'il se désole que, dans son camp, "90% des militants regardent à droite" et "90% des cadres regardent à gauche". "J'ai encore l'espoir de faire en sorte que Les Républicains redeviennent un parti de droite", dit-il encore à Marianne. D'autres n'ont pas eu cette patience.

Fin juillet, Charles Beigbeder, cité par Le Scan, avait admis qu'il "n'hésiterait pas une seconde et n'aurait aucun état d'âme à soutenir le FN". Le 1er août, il avait cependant tenu à préciser ses mots et à réaffirmer son attachement au parti LR.

 

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