L'élue FN Sophie Montel cible Nicolas Bay comme son ennemi de l'intérieur

Publié à 15h22, le 20 juillet 2017 , Modifié à 19h16, le 20 juillet 2017

L'élue FN Sophie Montel cible Nicolas Bay comme son ennemi de l'intérieur
Sophie Montel et Nicolas Bay © Montage via AFP
Image Sylvain Chazot


Sophie Montel est une sacrée enquêtrice. Grâce à des aptitudes uniques en matière d'investigation, l'eurodéputée FN connaît Google, outil de recherche parfois méconnu, et grâce auquel elle a découvert des informations sur des assistants parlementaires MoDem ou Front de gauche. Voilà pourquoi, depuis quelques jours, le nom de Sophie Montel est diffusé.

Mais ces incroyables talents ne changent rien à la situation personnelle de l'élue frontiste qui est elle-même confrontée à de grandes difficultés. Elle a été dernièrement virée par Marine Le Pen de la présidence du groupe FN à la région Bourgogne-Franche-Comté. Cette proche de Florian Philippot est aujourd'hui ciblée. L’objectif à travers elle est d'atteindre le n°2 du FN, poussé vers la sortie par certains. Sophie Montel se sait menacée. Et elle dit clairement par qui, ce jeudi 20 juillet sur RMC.

Invitée des Grandes Gueules, l'eurodéputée FN désigne clairement Nicolas Bay comme son ennemi au sein du Front. Elle dit :

J'ai deux conseillers régionaux qui siègent à mes côtés et qui ont eu le malheur de se plaindre, ils étaient candidats aux législatives [Julien Acard et Antoine Chudzik, NDLR]. Ils se sont plaints parce qu'ils ont eu des retards dans l'acheminement de leurs documents, ils ont eu des retards. Il se trouve que le directeur de la campagne était aussi le secrétaire général du Front, avec qui je dois le dire… c'est Nicolas Bay… avec qui je n'entretiens pas forcément les meilleures relations du monde.

Toujours sur RMC, Sophie Montel reconnaît qu'au sein du parti, certains veulent faire porter à Florian Philippot la responsabilité de l'échec de la présidentielle et des législatives, notamment en prônant à cor et à cri la sortie de l'euro. L'élue FN n'admet pas cette chasse à l'homme. "On a perdu les régionales en 2015 et il n'était pas question de la sortie de l'euro", avance-t-elle.

Elle ajoute :

Moi, en 2015, j'ai des petites nénettes (sic) de 18 ans qui me voient pendant l'élection régionale et qui me disaient, mais vraiment très sincèrement, elles y croyaient, 'vous allez nous supprimer la contraception ?'

Sophie Montel fait ainsi référence aux propos de Marion Maréchal-Le Pen mais aussi de Louis Aliot durant la campagne des régionales. La première, tête de liste FN en PACA, avait promis devant La Manif pour tous de supprimer les subventions aux plannings familiaux. Quatre jours plus tard, c'était au tour de Louis Aliot, tête de liste en Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon et accessoirement compagnon de Marine Le Pen, de formuler la même promesse. 

Alors Sophie Montel a beau jeu de dire qu'il n'y a qu'une ligne au FN. Différents camps se dessinent bien au sein du parti, et pas seulement au sujet de l'euro. Cela n'est pas nouveau mais, alors que le FN tente de se relever des dernières défaites, les oppositions s'affirment et se nomment. Donnons donc une astuce à l'eurodéputé, apparemment habituée de Google : chercher la signification du mot 'division'. 

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