L'ex-FN Aymeric Chauprade lance son parti pour éviter en 2017 un duel entre "un socialisme mondialisé et un socialisme nationaliste"

Publié à 11h06, le 13 janvier 2016 , Modifié à 12h11, le 13 janvier 2016

L'ex-FN Aymeric Chauprade lance son parti pour éviter en 2017 un duel entre "un socialisme mondialisé et un socialisme nationaliste"
Aymeric Chauprade © AFP

NUANCE - Il y a des mots. Et puis il y a l'association de certains mots. Pris à part, "national" et "socialisme" ne suscitent par d'émoi outre mesure. Associés, en revanche, ces deux termes renvoient aux heures les plus sombres de notre histoire, quand le parti national-socialiste (plus connu sous le nom de parti nazi), imposait sa folie à l'Europe.

En politique, ce genre d'association n'est jamais un hasard. Aussi, quand Aymeric Chauprade évoque un "socialisme nationaliste", l'intention semble claire.

Ce mardi 12 janvier, l'ancien élu FN lance son propre mouvement politique. Deux mois après avoir claqué la porte du Front national, un "étouffoir" où l'on ne peut pas penser librement, selon lui, l'eurodéputé créé "Les Français libres", nom inspiré évidemment de la résistance. La thématique de la Seconde Guerre mondiale reste prégnante.

De fait, ce mouvement, dit-il dans une vidéo postée sur YouTube puis sur son blog, a "pour but de faire gagner, en 2017, le candidat d’une droite française crédible et assumée".

Il ajoute :

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Je ne veux pas, en effet, que les Français soient contraints, au deuxième tour des élections présidentielles (sic), à choisir entre un socialisme mondialisé et un socialisme nationaliste.

 

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Le "socialisme mondialisé" fait très certainement référence au Parti socialiste. Le "socialisme nationaliste" quant à lui laisse un peu plus songeur. Mais à qui peut donc penser Aymeric Chauprade en associant ces deux termes, lui qui a quitté le FN notamment à cause de la ligne insufflée par Florian Philippot ?

De fait, sur l'échiquier politique, l'eurodéputé qui s'était fait remarquer en janvier 2015 avec sa vidéo "la France est en guerre contre des musulmans" entend se situer entre Les Républicains de Nicolas Sarkozy et le Front national de Marine Le Pen. Une droite forte, très forte, mais pas extrême. La nuance est ténue. Il ajoute :

"

Si comme moi, tout simplement parce que vous aimez la France, que vous ne supportez plus de la voir s’islamiser, que vous ne supportez plus de voir notre richesse intellectuelle et matérielle partir, que vous ne supportez plus de voir la pauvreté grandir dans nos villes et nos campagnes, si comme moi vous voulez libérer la France, et lui rendre un rôle à la hauteur de son Histoire, alors faites réussir les Français Libres ! Rejoignez les !

 

"

Un programme large pour ce nouveau centriste de la droite de la droite.

 

[EDIT 12h08] 

Wallerand de Saint Just n'est pas inquiet. L'initiative de son ancien collègue du FN est sans doute vouée à l'échec, confie-t-il à France 3 Paris Île-de-France ce mercredi.

Il dit : 

"

Le risque est minime. Ce genre d'entreprises a été fait X fois et ça s'est toujours révélé un échec total.

"

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