Lobbys : Laure de La Raudière balance que "certains députés franchissent la ligne jaune en permanence"

Publié à 07h29, le 19 juillet 2017 , Modifié à 08h33, le 19 juillet 2017

Lobbys : Laure de La Raudière balance que "certains députés franchissent la ligne jaune en permanence"
Laure de la Raudière. © AFP
Image Sébastien Tronche


Les lobbys et les députés, toute une histoire. Une problématique presque aussi vieille que la démocratie parlementaire avec ses risques de conflits d’intérêts et de mélange des genres. Et dans le "nouveau monde" politique engendré par l’élection d’Emmanuel Macron, cette même problématique persiste. Surtout avec l’arrivée massive de néo-députés à l’Assemblée nationale.

Même si la loi Sapin 2 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, promulguée fin 2016, doit rendre les rapports entre parlementaires et lobbyistes moins opaques, tout n’est pas aussi simple. Hier comme aujourd’hui des représentants d’intérêts tenteront toujours d’influencer les députés. Et certains cèdent, comme le raconte Laure de La Raudière. La députée LR Constructif confie dans les colonnes du Parisien de ce mercredi 19 juillet :

Certains députés franchissent la ligne jaune en permanence, acceptant voyages ou cadeaux.

Si l’Assemblée nationale, sous la présidence de Claude Bartolone, a tenté de prendre des mesures pour encadrer au mieux les lobbys, de nombreuses histoires du quinquennat Hollande montrent que la pratique n’a jamais cessé. Ex-présidente de la commission des Affaires sociales, la socialiste Catherine Lemorton a régulièrement dénoncé les cadeaux des lobbys qu’elle recevait. En 2015, on découvrait même qu’un cabinet de lobbying récoltait lui-même les signatures des députés pour un amendement contre le paquet neutre. Sans oublier les déjeuners du lobby du tabac ou les invitations de parlementaires à Roland-Garros par exemple.

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Cependant, Laure de La Raudière admet qu’il est "normal qu’une entreprise expose l’impact d’une loi sur son activité et sur l’emploi". "Parfois, la loi est mauvaise", poursuit-elle.

Néo-député LREM, Sylvain Maillard confie au Parisien avoir été contacté par des lobbys avant même d’avoir intégré son bureau de l’Assemblée nationale. Mais sur ce sujet, le député veut jouer la transparence la plus totale. "Sur mon site de député, je vais afficher tous mes rendez-vous, y compris avec les syndicats", assure-t-il, ajoutant :



Si mes interlocuteurs ne veulent pas être dans l’agenda, on ne les rencontrera pas : pas de zone grise !

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