Manifestation anti-Loi Travail : Jean-François Copé fait du couac gouvernemental un argument pour sa candidature à la primaire

Publié à 06h42, le 23 juin 2016 , Modifié à 07h47, le 23 juin 2016

Manifestation anti-Loi Travail : Jean-François Copé fait du couac gouvernemental un argument pour sa candidature à la primaire
Jean-François Copé © THOMAS SAMSON / AFP

La décision d'interdire la manifestation contre la Loi Travail divisait déjà les différents candidats à la primaire de la droite. Son autorisation obtenue in fine par les syndicats aura eu au moins le mérite de réunir les ambitieux de LR dans un même mouvement de critiques contre le manque d'autorité du gouvernement.

Parmi les prétendants à l'investiture du parti Les Républicains, un au moins a décidé de faire de cet énième couac gouvernemental un argument de campagne : Jean-François Copé. Mercredi 22 juin, peu après l'annonce de Philippe Martinez et Jean-Claude Mailly, l'ancien président de l'UMP laissait parler sa colère (notez les majuscules, signe évident que le député-maire de Meaux était vraiment très énervé) :

Que Jean-François Copé fustige le manqué d'autorité du gouvernement socialiste après cet épisode *un tout petit peu* lunaire n'est pas étonnant. Ce qui l'est un peu plus, c'est comment il fait de ce couac un argument contre ses concurrents à la primaire de la droite. Cité par Le Figaro ce jeudi 23 juin, l'élu LR critique ainsi "les positions à n'y rien comprendre de Sarkozy ou Fillon". Il ajoute :

 

"

Le rétablissement de l'autorité, c'est le message que je porte dans cette campagne, je suis le seul.

"

Et voici comment en bafouillant face aux syndicats, le gouvernement de Manuel Valls fait le jeu de Jean-François Copé pour la primaire de la droite. Enfin, selon Jean-François Copé. 

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