Marion Maréchal-Le Pen "assume parfaitement" les amendements qu'elle a déposés sur la loi Travail et retirés à la demande de Marine Le Pen

Publié à 09h31, le 27 juin 2016 , Modifié à 09h31, le 27 juin 2016

Marion Maréchal-Le Pen "assume parfaitement" les amendements qu'elle a déposés sur la loi Travail et retirés à la demande de Marine Le Pen
Marion Maréchal-Le Pen © Captures d'écran BFMTV

Et voilà : encore une fois, Marion Maréchal-Le Pen fait des siennes au sein du Front national.

Dernier exemple ce lundi 27 juin sur le plateau de BFMTV. La députée FN du Vaucluse évoque les amendements qu'elle avait déposés, avec Gilbert Collard, sur la loi Travail, des amendements finalement retirés car non conformes à la position officielle du FN sur ce texte.

Selon Le Canard Enchaîné du 22 juin, Marine Le Pen a envoyé un SMS à ses deux députés pour leur intimer l'ordre de retirer ces amendements. "Par souci de cohésion politique et de contexte, je vous demande de ne pas déposer les amendements", a-t-elle écrit selon l'hebdomadaire.

Invitée de BFMTV, Marion Maréchal-Le Pen assume. Oui, elle a bien déposé des amendements qui ont déplu à la direction du FN. Et oui, elle assume totalement les idées portées par ces textes parlementaires.

J'assume parfaitement ces amendements. Je les ai déposés en bonne connaissance de cause. Néanmoins, nous avons fait une réunion de travail suite à cela et Marine Le Pen, en effet, a souhaité que nous ne déposions pas d'amendement, non pas tant pour des raisons de fond mais parce que comme elle souhaitait le retrait de la loi, par souci de cohérence, le fait d'amender pouvait ne pas être particulièrement clair. Mais je vous rassure : j'assume parfaitement ces amendements, je les soutiens.

 

Et Marion Maréchal-Le Pen d'expliquer de bon matin que les effets de seuil sociaux dans les entreprises "posent des difficultés majeures", que "la représentation syndicale n'est pas légitime", ou encore que le compte pénibilité, tel qu'il est préparé aujourd'hui, n'est pas adapté au monde du travail.

Ce n'est donc pas vraiment ce qu'a expliqué Florian Philippot jeudi, sur France Inter. Le n°2 du FN a d'abord mis en doute l'existence du fameux SMS de Marine Le Pen, démentant que Marion Maréchal-Le Pen soit une source du Canard Enchaîné. L'eurodéputé frontiste a surtout nié toute tension au sein du parti au sujet de la loi Travail. "Ce que je vois depuis le départ c'est que le Front, à la minute même où  il a vu cette loi, il a été contre", a-t-il dit. 

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