Mourad Boudjellal répond à Louis Aliot : "C'est une façon de banaliser le FN"

Publié à 13h45, le 23 août 2015 , Modifié à 13h51, le 23 août 2015

Mourad Boudjellal répond à Louis Aliot : "C'est une façon de banaliser le FN"
Tout va bien entre Mourad Boudjellal et Louis Aliot © Montage Le Lab via AFP
Image Etienne Baldit


DÉDIABOLISATION - C'est le maxi-clash-inattendu de ce week-end. Mourad Boudjellal vs Louis Aliot. Le Rugby Club Toulonnais contre le Front national. À coups de photomontages sur écran géant et de déclarations par médias interposés.

Vendredi 12 août au soir, au stade Mayol de Toulon avant le match contre le Racing 92, est apparue quelques secondes durant la photo suivante :





Un montage photo réalisé par Le Lab et qui fait référence à l'exclusion de Jean-Marie Le Pen du FN, décidée par le bureau exécutif du parti jeudi.

Pas du goût de Louis Aliot et d'autres responsables frontistes, qui ont réagi sur Twitter :









Ce dimanche, le manager du RCT répond à Louis Aliot. Interviewé par France Bleu Provence, Mourad Boudjellal explique en quelque sorte qu'être un parti comme les autres, "dédiabolisé", implique d'accepter ce genre de traits d'"humour" dépourvus de toute "prise de position" :



C'était juste de l'humour, moi je n'ai voulu vexer personne. Le Front National est un parti qui veut être banalisé. C'est une façon de les banaliser puisque maintenant on arrive à faire de l'humour sur eux sans prendre parti, alors qu'avant quand on faisait de l'humour, on prenait partie de façon très forte contre eux. Autant je peux être virulent contre le Front national, mais là c'était vraiment juste rigolo pour moi. Je voulais vraiment pas prendre position. 

Au passage, il glisse tout de même un gros taquet au vice-président du Front national : "Il est gentil Louis Aliot mais qu'il essaie de créer autant d'emplois que moi en France déjà. Ce monsieur est alimenté par le parlement européen qu'il ne cesse de dénigrer."

Également interrogé par la radio locale, l'eurodéputé frontiste reste d'abord sur son argument premier : "Le sport doit être à l'abri des querelles politiciennes. Le président du RCT utilise ses privilèges pour prendre en otage ses supporters et déverser sa bile."

Et lui aussi y va de son petit scud :

Qu'il fasse quand même attention de ne pas trop lasser les gens qui auront peut-être dans quelques mois Marion Maréchal-Le Pen comme présidente de la région  PACA.

L'ambiance reste donc HYPER bonne.

Du rab sur le Lab

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