Nicolas Dupont-Aignan ne croyait pas en la victoire de Marine Le Pen quand il l’a rallié

Publié à 11h23, le 07 septembre 2017 , Modifié à 11h24, le 07 septembre 2017

Nicolas Dupont-Aignan ne croyait pas en la victoire de Marine Le Pen quand il l’a rallié
Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen. © AFP
Image Sébastien Tronche


A QUI PERD GAGNE - Persuadé d’avoir fait "le geste historique", comme il l’a confié à Marianne le 6 septembre, en s’alliant avec Marine Le Pen à l’élection présidentielle face à Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan a pris un risque, lui qui répétait qu’il ne rallierait jamais ô grand jamais la présidente du FN (A lire : ces archives très gênantes pour Nicolas Dupont-Aignan maintenant qu’il a rallié Marine Le Pen) Un risque pas forcément payant puisqu’une grande partie des cadres de Debout la France, son parti, l’ont quitté à la suite de ce choix.

Ce choix devait alors l’amener à Matignon pour devenir Premier ministre de Marine Le Pen en cas d’élection de la candidate d’extrême-droite. Y croyait-il, lui a demandé Marianne ? La réponse, négative, fuse :

Non…

Tel Manuel Valls qui s’est présenté à la primaire de la Belle Alliance Populaire en sachant, assure-t-il a posteriori, qu’il ne deviendrait pas Président en 2017, Nicolas Dupont-Aignan a donc rallié Marine Le Pen en ne croyant pas en sa victoire élyséenne. Mais, appuie-t-il, il visait déjà le coup d’après.

Visionnaire ou pas, "NDA" estime qu’il a de ce fait "pris date face à Macron". Et d’assurer qu’il a réussi son coup malgré l’échec de la candidate FN :

C’est mon baptême du feu. Je n’avais pas pris assez de coups, j’étais un personnage un peu lisse. Maintenant, j’ai prouvé à mon électorat que je portais réellement le combat contre le système.

Un électorat visiblement plus déboussolé qu’autre chose puisqu’il a été proche de perdre son siège de député dans son fief de Yerres.

Du rab sur le Lab

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