Pour Alain Juppé, ce n’est pas lui qui est trop à gauche, ce sont ses adversaires qui "sont très à droite"

Publié à 18h17, le 03 juillet 2015 , Modifié à 18h34, le 03 juillet 2015

Pour Alain Juppé, ce n’est pas lui qui est trop à gauche, ce sont ses adversaires qui "sont très à droite"
Alain Juppé n'est pas trop à gauche, il est juste moins à droite que certains de ses concurrents. © NICOLAS TUCAT / AFP

Etre le favori des sondages, avoir la "hype" avec soi en faisant les unes de GQ ou des Inrocks et être le candidat de droite préféré des électeurs de gauche, c’est bien, mais ça ne sert pas à grand-chose quand il s’agit de gagner une primaire de la droite et du centre en vue de 2017. Et quand cette image devient un angle d’attaque récurrent de ses adversaires, c’est le bon moment pour changer un peu de cap.

Alors, Alain Juppé se droitise, comme le relève L’Opinion, soulignant les thématiques mises en avant ces derniers jours par le maire de Bordeaux. A savoir l’assistanat, la laïcité, l’immigration ou le droit du sol.

Mais Alain Juppé ne veut pas être enfermé dans cette case droitière et assume son côté plus centriste que certains des prétendants de Les Républicains à l’Elysée. Au Figaro de ce vendredi 3 juillet, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac donne la réplique à ceux qui, dans son camp, l’accusent d’être donc trop à gauche. Et sa réponse est cinglante, en mode "c’est pas moi qui suis trop à gauche, ce sont les autres qui sont trop à droite".

Il dit, visant sans le nommer Nicolas Sarkozy, entre autres :

Que je paraisse très à gauche aux yeux de certains, cela n'est pas étonnant, parce que je considère moi-même qu'ils sont très à droite.

Et d’ajouter auprès du quotidien de Serge Dassault, assumant son positionnement plus modéré et estimant que ce pourrait être la clef de sa victoire :

Mon positionnement correspond à une attente des Français d'un rassemblement qui dépasse les clivages.

Le 1er juillet encore, Nicolas Sarkozy attaquait son rival bordelais sur ce point précis. Le président de LR se réjouissait ironiquement du profil de "septuagénaire de gauche" d’Alain Juppé. A l’extrême droite, c’est Marion Maréchal-Le Pen qui visait le postulant à l’Elysée en le qualifiant de candidat "gaucho-compatible". Et ce n’est, dans sa bouche, pas vraiment un compliment.

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