Pour Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls "pousse à la guerre" contre l'islam

Publié à 07h52, le 24 novembre 2017 , Modifié à 08h38, le 24 novembre 2017

Pour Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls "pousse à la guerre" contre l'islam
Jean-Luc Mélenchon et Manuel Valls © Montage via AFP
Image Sylvain Chazot


Il n'y a pas si longtemps, quelques semaines à peine, mi-octobre, Jean-Luc Mélenchon sifflait "la fin du buzz" avec Manuel Valls. Les deux hommes venaient alors de passer des jours entiers à s'invectiver par médias interposés. Le leader de la France insoumise était notamment accusé d'avoir traité l'ancien Premier ministre de "nazi", ce qu'il avait démenti.

Un mois et demi après "la fin du buzz", Jean-Luc Mélenchon reparle de Manuel Valls. Et pas en bien, comme souvent. Dans Le Parisien ce vendredi 24 novembre, le 4e homme de la présidentielle 2017 commente les propos du 2e homme de la primaire de La Belle alliance populaire, mardi 21 novembre, en Espagne. Dans le cadre d'une conférence organisée par le quotidien ibérique El Pais, Manuel Valls avait parlé du "problème de l'islam, des musulmans" dans la société française. Il avait, dans la foulée, fustigé les discours "nationalistes" ou "populistes" qui consistent à désigner des boucs émissaires, à "accuser Madrid, le capitalisme, Bruxelles, Washington, ou accuser les autres, les étrangers et les musulmans"...

Pas acceptable pour Jean-Luc Mélenchon. Dans Le Parisien, il juge tout ceci "écœurant et très politicien". Il ajoute :



Il essaye d'hystériser l'élection partielle dans la 1ère circonscription de l'Essonne au cas où elle serait annulée. Je pense qu'il est entré dans une logique dangereuse pour le pays. Maintenant, il pousse à la guerre contre une religion. C'est une position d'extrême droite.

Il semblerait que la "fin du buzz" soit terminée.

Jean-Luc Mélenchon fait notamment référence à la situation dans la circonscription de Manuel Valls. L'ancien Premier ministre avait été réélu député le 18 juin avec seulement 139 voix d'avance. Un résultat contesté par son adversaire de la France insoumise, Farida Amrani, qui avait dans la foulée déposé un recours au nom de "plusieurs irrégularités" constaté dans la ville d'Evry – la ville dont Manuel Valls fut le maire pendant 11 ans – lors du scrutin. Ce recours doit encore être examiné et l'élection de Manuel Valls pourrait, de fait, être annulée. 

Du rab sur le Lab

PlusPlus