Pour le secrétaire général du FN, certains élus frontistes étaient "inadaptés à leurs fonctions"

Publié à 07h19, le 04 avril 2016 , Modifié à 07h19, le 04 avril 2016

Pour le secrétaire général du FN, certains élus frontistes étaient "inadaptés à leurs fonctions"
Nicolas Bay justifie les défections d'élus FN. © AFP

Le Front national n’a jamais eu autant d’élus locaux. Mais, même s’il enregistre quelques ralliements souvent issus de Les Républicains, le parti de Marine Le Pen fait face à des défections en série, comme le relate Le Parisien (article payant) de ce lundi 4 avril.

Selon les détracteurs du parti d’extrême droite, "15%" des 1.600 élus frontistes ont déserté. Soit 240 personnes. Un chiffre que le FN conteste, ses propres pointages signalant "une petite centaine" de désertions. "C’est la vie normale d’un parti", justifie Nicolas Bay auprès du quotidien.

Et selon le secrétaire général du FN, ces départs ont de multiples causes. "Nous avons aussi dû exclure certaines personnes qui ne faisaient pas l’affaire", ajoute ce cadre du FN en référence aux candidats FN "à problèmes". Et d’ajouter, en forme d’aveu, car le parti a dû trouver de nombreux candidats pour être présents partout aux élections municipales, départementales et régionales :

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Sur 1.600 élus, c’est inévitable, certains se révèlent malheureusement inadaptés à leurs fonctions.

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Il aurait mieux valu s'en rendre compte avant de les présenter aux électeurs. C’est pourquoi le parti de Marine Le Pen a décidé de mettre ses candidats aux futures législatives de 2017 en "période d’essai" pour éviter qu’un tel scénario ne se reproduise.

En attendant, comme le relaye Le Parisien, c’est le parti de la France qui se frotte les mains. Le parti de Carl Lang espère ainsi récupérer ces exilés du FN. "Nous allons ouvrir une structure d’accueil pour les anciens élus du Front", affirme Carl Lang au quotidien.

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