Pourquoi les "hollandais" ne voulaient pas vendre Solférino, selon Carvounas (et ce n’est pas gentil pour Hollande)

Publié à 07h04, le 28 septembre 2017 , Modifié à 07h08, le 28 septembre 2017

Pourquoi les "hollandais" ne voulaient pas vendre Solférino, selon Carvounas (et ce n’est pas gentil pour Hollande)
© Montage le Lab via Twitter

"Ça me rend très triste tout ça." S’il ironise en proposant de déplacer le siège du PS dans la Creuse, c’est parce que Stéphane Le Foll a du mal à se faire à l’idée que le PS a lancé la procédure pour vendre son historique siège de la rue de Solférino. Une tristesse partagée par plusieurs proches de François Hollande.

Pourtant, c’est désormais inéluctable. Après de multiples déroutes électorales, le PS est exsangue financièrement et n’a d’autre choix que de céder son hôtel particulier du 7e arrondissement de Paris. Ex-vallsiste resté au PS au point d’être potentiellement candidat pour succéder à Jean-Christophe Cambadélis au poste de Premier secrétaire, Luc Carvounas vit moins mal ce futur déménagement et s’amuse amèrement de voir les "hollandais" déjà regretter "Solfé". Dans un "exclusif" de L’Express du 27 septembre, le socialiste pense savoir pourquoi ces proches de l’ancien patron des lieux expriment leur tristesse :

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C’est le seul bâtiment public où il y a encore sa photo (de François Hollande, ndlr), je comprends qu’ils veuillent le garder.

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Ils veulent tellement le garder que Patrick Kanner, ex-ministre de François Hollande réélu tout récemment sénateur du Nord, a proposé un "Solférithon" pour tenter de conserver ce siège acquis à l’époque Mitterrand. CEla dit, Luc Carvounas s'étonne lui-aussi de la manière dont la vente est menée. Au point de la juger, ce jeudi dans les colonnes de L'Opinion, illégale :

 

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La vente de la rue de Solférino a été décidée sans vote et je ne vois pas comment, dans ces conditions, un notaire peut l’estimer légale.

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Ancien proche de Manuel Valls dont il était l’un des porte-flingue à l’époque Matignon, Luc Carvounas avait participé à la campagne des vallsistes pour empêcher François Hollande de se représenter et ainsi laisser le champ libre (lol) à leur champion. En octobre 2016, avant le renoncement du chef de l’Etat, il jugeait ainsi son bilan "indéfendable" après les multiples confidences présidentielles.

Du rab sur le Lab

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