Primaire à droite : l'ancien sarkozyste Thierry Mariani rejoint l’équipe de François Fillon

Publié à 17h03, le 05 février 2016 , Modifié à 17h41, le 05 février 2016

Primaire à droite : l'ancien sarkozyste Thierry Mariani rejoint l’équipe de François Fillon
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Victor Dhollande-Monnier pour

JE  CHANGE DE CAMP - Le chef de file du courant de la Droite populaire, Thierry Mariani, ne veut plus rouler pour Nicolas Sarkozy. Le député des Français de l’étranger a décidé de rejoindre l’équipe de François Fillon pour la primaire à droite pour la présidentielle de 2017. Il l’annonce dans les colonnes du Monde, vendredi 5 février 2016 :

C’est sûr que je soutiendrai François Fillon pour la primaire. Il n’y a aucun doute.

C’est une très belle prise pour l’ancien Premier ministre François Fillon. D’autant plus symbolique que Thierry Mariani faisait partie des sarkozystes de la première heure. Le député Les Républicains, qui promet d’ores et déjà qu’il va "détailler les raisons de son choix dans les semaines à venir", avance déjà quelques arguments au Monde :

Parmi les candidats, François Fillon est celui qui a le mieux travaillé son programme. En politique étrangère, il est le plus constant et le plus régulier dans ses choix, notamment sur la Russie. C’est aussi le seul qui n’a pas été eurobéat car c’est le seul qui avait voté non à Maastricht en 1992.

L’ex-secrétaire d’Etat aux Transports de Nicolas Sarkozy a donc décidé d’abandonner l’ancien président. En juin dernier, il a refusé sa proposition pour prendre le poste de délégué national aux Français de l’étranger au sein de LR. Cette fois, Thierry Mariani lâche définitivement son ancien champion. Il ne le juge plus assez crédible :

Le discours de 2007 ne prend plus en 2016 (…) Les gens ont envie d’autre chose. Malgré les promesses, il n’a jamais vraiment passé le Kärcher et n’a même pas appliqué sa mesure sur la déchéance de nationalité, annoncée dans le fameux discours de Grenoble.

Au passage, Thierry Mariani, "déçu",  n’hésite pas à critiquer le manque de fidélité de Nicolas Sarkozy :

Le paradoxe de Sarkozy, c’est qu’il oublie trop souvent ses plus fidèles soutiens. Dès que vous le soutenez, il considère que votre appui lui est acquis. On a l’impression qu’il ne considère que ceux qui lui tiennent tête.

La liste des défections parmi la garde rapprochée de l’ancien président s’allonge : Nathalie Kosciusko-Morizet, Nadine Morano, Frédéric Lefebvre, Gérald Darmanin et désormais Thierry Mariani.  

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