Probable n°2 de LR, Virginie Calmels voulait devenir ministre d'Emmanuel Macron en juin

Publié à 14h00, le 27 novembre 2017 , Modifié à 14h28, le 27 novembre 2017

Probable n°2 de LR, Virginie Calmels voulait devenir ministre d'Emmanuel Macron en juin
Virginie Calmels © Patrick KOVARIK / AFP
Image Sylvain Chazot


Quand il regarde La République en marche, Laurent Wauquiez n'a pas de mots assez durs. Pour le candidat à la présidence de Les Républicains, le parti présidentiel ressemble de plus en plus à "un ramassis d'opportunistes", a-t-il déclaré dimanche 26 novembre au Grand Rendez-Vous Europe 1 / Les Échos / CNews. Cette déclaration faisait suite à l'annonce un peu plus tôt du ralliement de Thierry Solère, Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin à LREM. Dans le public, Geoffroy Didier, Nadine Morano, Valérie Boyer et Virginie Calmels opinaient du chef. Pas d'opportunisme par ici.

C'est donc avec une certaine surprise que l'on découvre, ce lundi, dans L'Express, que Virginie Calmels a joué des pieds et des mains pour entrer au gouvernement en juin dernier. Selon l'hebdomadaire, elle a fait passer le message au Président Macron : elle voulait entrer au gouvernement. La très probable numéro 2 de LR agit de manière active, textos ou coups de fil, pour défendre sa cause.

L'Express avance cette information confirmée par trois sources distinctes. L'intéressée dément auprès de l'hebdo :

C'est faux ! Je n'ai fait aucune démarche, j'ai répondu à des sollicitations.

Notons tout de même une chose : dans Libération ce lundi, celle qui est toujours première adjointe du maire de Bordeaux présente son engagement auprès de Laurent Wauquiez comme contraint et forcé par l'absence d'alternative. "Y'avait-il un grand débat d'idées avec des poids lourds qui s'affrontaient ? La réponse est non. Le défi, c'est d'être capable de reconstruire cette famille. Et ça passe par un poids lourd... Si Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse y étaient allés, les choses auraient pu être différentes", estime-t-elle.

L'Express rappelle également qu'en mai dernier, Virginie Calmels avait publié une tribune sur le site Atlantico dans laquelle elle disait ne pas s'interdire de travailler avec Emmanuel Macron "si, en juin, les législatives permettent de mener une politique audacieuse de réformes, avec l'appui d'une Assemblée nouvellement élue et du président de la République".

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