Secret défense : le groupe LR à l’Assemblée approuve une procédure de destitution de François Hollande

Publié à 13h11, le 08 novembre 2016 , Modifié à 14h56, le 08 novembre 2016

Secret défense : le groupe LR à l’Assemblée approuve une procédure de destitution de François Hollande
Christian Jacob. © AFP

Nicolas Sarkozy avait qualifié de "forfaiture" la violation du secret défense par François Hollande tandis que François Fillon avait fulminé contre les bavardages de François Hollande à ce sujet lors des débats de la primaire. Soutien de l’ancien chef de l’Etat, le député LR Pierre Lellouche avait posé la question de la destitution de François Hollande avant de lancer une proposition de résolution visant à la "destitution" du chef de l’Etat.

Ce mardi 8 novembre, lors du point presse du groupe LR à l’Assemblée nationale, le patron des députés LR, Christian Jacob, a annoncé que son groupe soutenait et actionnerait bien la procédure de destitution pour cause de non-respect du secret défense.

Au Lab, l’entourage de Christian Jacob explique que c’est "la position unanime du groupe". Reste désormais à 58 députés LR (au moins) de signer cette résolution afin que la procédure se poursuive. Et ce, même si elle a peu de chance (voire aucune) d’aboutir, comme l'a démontré Europe1.fr.

C'est pourtant le même Christian Jacob qui disait au JDD que cela ne se ferait pas, le 30 octobre : "Ce n’est pas à nous d’affaiblir Hollande. Au point où il en est, nous n’aurons pas de meilleur adversaire socialiste que lui…"

Cette procédure intervient après la publication par des journalistes du Monde d'"informations secrètes concernant la sécurité nationale", qui leur auraient été divulguées par le chef de l'Etat. Des faits également vertement dénoncés par Jean-Luc Mélenchon mais aussi par… Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères et ancien Premier ministre.

Interrogé dimanche à ce sujet lors du Grand Rendez-vous, Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, avait joué "la tombe" pour refuser de commenter les révélations de François Hollande. Mais d'après divers "off" parus à ce sujet, le ministre de la Défense enrageait de ces révélations présidentielles.

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