Sens commun reporte sa "journée de la France silencieuse" après la main tendue de son président à Marion Maréchal-Le Pen

Publié à 12h58, le 12 octobre 2017 , Modifié à 14h34, le 12 octobre 2017

Sens commun reporte sa "journée de la France silencieuse" après la main tendue de son président à Marion Maréchal-Le Pen
Christophe Billan et Marion Maréchal-Le Pen © Montage via YouTube et AFP
Image Amandine Réaux


Ceux qui "ne lâchent rien" commençaient à être lâchés de toutes parts. Sens commun, mouvement issu de La Manif pour tous et rattaché à Les Républicains, a donc décidé d’annuler sa "journée de la France silencieuse", révèle L’Opinion ce jeudi 12 octobre.

À l’issue d’une "conf call" organisée en urgence ce jeudi matin, le mouvement a officiellement reporté cette grande manifestation à laquelle devaient participer Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau et Daniel Fasquelle. Ces trois protagonistes avaient tour à tour renoncé à leur venue après les propos de son président Christophe Billan, qui a publiquement tendu la main à Marion Maréchal-Le Pen.

Dans un communiqué publié en milieu de journée, Sens commun explique qu'au vu de la polémique actuelle, "les conditions pour une réflexion et un dialogue constructifs ne sont pas réunies" et annonce que l'événement se tiendra "à une date que nous fixerons après l'élection du président de Les Républicains", prévue les 10 et 17 décembre.





"Cette volonté de dialoguer, qui seule peut permettre à la droite de dépasser ses limites actuelles et de regagner l’adhésion de ses électeurs, a été interprétée par certains médias comme une main tendue au Front National. Non, Sens Commun ne tend pas et ne tendra jamais la main au Front National", avait rétropédalé le mouvement dans un communiqué, après les propos de Christophe Billan.

Annonçant sa suspension à cette sorte d’université d’été, Laurent Wauquiez avait prévenu, mercredi, qu’il n’y aurait "aucune alliance avec des élus du Front national". Et que si tel était le cas, "ils n’aur[aient] plus leur place chez Les Républicains".

Du rab sur le Lab

PlusPlus