VIDÉO – Le revirement de Gilbert Collard qui ne veut plus que le FN change de nom

Publié à 10h15, le 10 janvier 2018 , Modifié à 10h19, le 10 janvier 2018

VIDÉO – Le revirement de Gilbert Collard qui ne veut plus que le FN change de nom
Gilbert Collard. © AFP
Image Sébastien Tronche


"Comment veux-tu que je sois d’accord avec toi ? J’ai déjà du mal à être d’accord avec moi." Ces paroles de Renaud pourraient coller au "paradoxe" Gilbert Collard. Car le député du Gard était, à l’origine, en 2012, favorable à un changement de nom du Front national. Il était alors isolé. C’est pourtant ce que prône aujourd’hui Marine Le Pen. Mais l’avocat apparenté FN n’y est lui plus favorable en ce début 2018.

"Je ne suis pas en désaccord avec Marine Le Pen, je suis en désaccord avec moi-même. J’étais pour et j’ai changé d’avis", explique ainsi Gilbert Collard ce mercredi 10 janvier sur LCP. Il poursuit :

Je suis très paradoxal. J’ai été le premier à dire qu’il fallait changer de nom. Et puis maintenant, j’en arrive à me dire que ça ne servirait strictement à rien de changer de nom.

A voir en vidéo ci-dessous, isolée par LCP :



Si notre propos était ici de fact-checker Gilbert Collard, on lui rappellerait qu’il n’a pas été "le premier" à vouloir changer le nom du FN puisque Jean-Marie Le Pen himself l’avait évoqué en 1997. Mais passons.

Gilbert Collard poursuit la justification de son revirement, assurant que changer de nom ne favoriserait pas la "dédiabolisation" voulue par Marine Le Pen. "Je pensais que changer de nom favoriserait le processus de dédiabolisation. Et puis je me rends compte que de toute manière, quel que soit notre nom, même si on s’appelait la Baie des anges, on nous stigmatiserait, on nous diaboliserait parce que c’est un instrument dont les partis dits de pouvoir ont besoin pour s’entendre", déplore l’élu d’extrême droite.

Dimanche 7 janvier, Marine Le Pen a estimé publiquement que son parti devait changer "d’appellation" pour continuer sa mue et devenir un parti de gouvernement. Selon RTL et Europe 1 pourtant, les militants frontistes, consultés, ne sont pas forcément sur cette ligne *progressiste* et ne veulent changer ni le nom ni le logo du parti fondé par Jean-Marie Le Pen.

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